AF/18 – TRANSFIGURATION (6 août)

Sur le mont Thabor, Jésus est transfiguré devant Pierre, Jacques et Jean.
Du milieu d’une nuée qui enveloppe Jésus, une voix se fait entendre :
« Celui-ci est mon Fils bien-Aimé, en qui j’ai mis toutes mes complaisances : écoutez-Le ».

Autres documents sur la Transfiguration
« Il faut que nous comprenions que, au milieu des épreuves de la vie présente, nous devons solliciter la grâce de les supporter avec constance, avant de réclamer la gloire ! » (saint Léon).

La Transfiguration du Seigneur est un moment qui nous aide à voir plus loin que ces épreuves.


Si quelqu’un veut venir à ma suite,
qu’il se renonce, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive
(Mt 16, 24-25 – Mc 8, 34-38 – Lc 9, 23-26 – Jn 12, 25)

Cette invitation du Seigneur dans l’Évangile se situe à un moment très précis :

juste après la première annonce de la Passion,

que les apôtres n’ont pas vraiment comprise (Mt 16, 21 – Mc 8, 31 – Lc 9, 22) parce qu’elle allait directement à l’encontre de leurs vues humaines… (cf CEC 554-555)

et juste avant la Transfiguration (Mt 17, 1-10 – Mc 9, 2-8 – Lc 9, 28-36),

manifestation de Lumière destinée précisément à «conforter» la foi des Apôtres en prévision de la grande épreuve de la Passion.

Cet enchaînement des évènements dans l’Évangile parle par lui-même.
Déjà, la fête de la Présentation au Temple nous avait montré le lien étroit qui existe entre lumière et sacrifice. Nous le retrouvons ici, d’une autre manière.

Ce n’est pas sans raison que le Seigneur nous appelle à porter notre Croix, après l’annonce de sa Passion : “à sa suite”, et donc à son exemple…

Mais ce n’est pas, non plus, sans nous y encourager par la perspective de la gloire qu’Il nous promet dans son Royaume.

Sachons tirer profit de cet enseignement que la liturgie, remarquons-le, nous propose en ces deux premiers dimanches de carême :

– d’abord la contemplation de Jésus au désert,

– puis, précisément, celle de la Transfiguration

La Transfiguration nous donne un avant-goût de la glorieuse venue du Christ qui transfigurera notre corps de misère pour le conformer à son corps de gloire (Ph 3, 21).
Mais elle nous rappelle aussi qu’il nous faut passer par bien des tribulations pour entrer dans le Royaume de Dieu. (CEC 556)

“Cela, Pierre ne l’avait pas encore compris, quand il désirait vivre avec le Christ sur la montagne. Il t’a réservé cela, Pierre, pour après la mort.
Mais maintenant le Christ dit pour Lui-même : « descends pour peiner sur la terre, pour servir sur la terre, pour être méprisé, crucifié sur la terre ». La Vie descend pour se faire tuer ; le Pain descend pour avoir faim ; la Voie descend pour se fatiguer en chemin ; la Source descend pour avoir soif, … et toi, tu refuses de peiner ?” (saint Augustin)
“En cette Transfiguration, le Seigneur avait pour but principal, en vérité, d’effacer dans le cœur de ses disciples le scandale de la croix, et d’empêcher, en leur révélant l’excellence de sa dignité cachée, que leur foi ne soit troublée par les humiliations de sa passion volontaire.

Mais sa Providence avait un autre et non moindre dessein : celui de donner un fondement à l’espérance de la sainte Église.
Elle voulait lui faire connaître de quelle transformation tout le corps du Christ devait être gratifié, en sorte que ses membres puissent se promettre d’avoir part un jour à la gloire dont avait resplendi la Tête…

Tout plein de la joie de cette vision totale, Pierre voulait habiter avec Jésus en ce lieu même où la manifestation de sa gloire le rendait si heureux (…) mais le Seigneur ne répondit pas à cette suggestion (…) : le monde en effet, ne pouvait être sauvé que par la mort du Christ et par son exemple.
La foi de ceux qui croient au Seigneur doit être telle assurément qu’ils n’aient aucun doute sur la réalité des promesses de bonheur qui leur ont été faites ;
mais il faut que nous comprenions aussi qu’au milieu des épreuves de la vie présente, nous devons solliciter la grâce de les supporter avec constance, avant de réclamer la gloire.”
(saint Léon)