82 – QU’EST DEVENU LE BOIS DE LA CROIX DE JÉSUS ? (histoire à raconter)

– Après la mort de Jésus
– 300 ans plus tard…
– La vraie Croix volée et retrouvée…


Après la mort de Jésus

Cette Croix, les Juifs ont voulu s’en débarrasser, et au plus vite ! Ils craignaient en effet que les « fidèles » de Jésus ne viennent la prendre comme un objet de vénération, comme une « relique », ce qui aurait été le comble du scandale…
Elle fut donc vite enterrée, sur place, avec celles des deux larrons qui avaient été crucifiés avec Lui.

Trois cents ans plus tard…

Avec l’empereur Constantin, la période si terrible des persécutions se termine enfin par l’édit de Milan, en 313. Grâce à cette paix, l’Église va enfin vivre une longue période de développement.

La mère de Constantin, Hélène, était chrétienne. Sainte Hélène. Comme la Judée faisait alors partie de l’Empire romain, elle partit à Jérusalem et fit faire des fouilles sur la montagne du Calvaire où Jésus était mort.

On retrouva bientôt les trois croix. Mais de ces trois… comment reconnaître la vraie, celle du Seigneur ? On s’adressa à l’évêque de la ville, saint Macaire. Et voici ce qu’il imagina : il y avait à Jérusalem une femme très malade que les médecins ne pouvaient guérir.

L’évêque se mit d’abord à prier Dieu de tout son cœur. Puis il fit toucher les trois croix à la malade.
A la première et à la seconde, aucun effet ne se produisit. Mais à la troisième, la malade se leva : elle était guérie. Cette troisième croix, qu’elle venait de toucher, l’avait guérie : c’était la Croix du Christ, le miracle en était une preuve assez éclatante.

335 – Dédicace de la Basilique du Saint Sépulcre

Constantin fit alors élever une grande basilique qui renfermait tout à la fois le Calvaire et le saint Sépulcre : c’est là que fut abritée la précieuse relique de la vraie Croix. La dédicace de cette basilique eut lieu le 14 septembre 335.

630 – La vraie Croix volée… et retrouvée. Son retour triomphal à Jérusalem

Au début du 7ème siècle, le roi de Perse, Chrosoès, au cours du pillage de Jérusalem, s’était emparé de la vraie Croix. Mais quelques années plus tard, en 630, l’empereur Héraclius, ayant remporté sur les Perses une victoire éclatante, rapporta triomphalement la Croix à Jérusalem, en la portant lui-même jusqu’au Calvaire.

On raconte même qu’étant tout chargé d’or et de pierreries, de vêtements somptueux, il sentit une force invincible l’arrêter à la porte qui donnait accès au mont Calvaire : plus il faisait d’efforts pour avancer, plus il semblait être retenu par une force mystérieuse. Stupéfaction générale… jusqu’à ce que l’évêque de Jérusalem comprenne ce qui se passait :

« Prends garde, ô empereur, qu’avec ces ornements de triomphe, tu n’imites pas assez la pauvreté de Jésus-Christ et l’humilité avec laquelle il a porté sa Croix. »

Héraclius, alors, se dépouille de ses splendides vêtements, ôte ses chaussures, met sur ses épaules un vulgaire manteau et se remet en route : le trajet se termine facilement et l’empereur replace la Croix à l’endroit même où les Perses l’avaient enlevée.

De nos jours…

L’Église commémore ce glorieux événement au jour du 14 septembre, fête de la Croix glorieuse, ou Exaltation de la Sainte Croix.

Le bois de cette croix fut d’abord partagé en plusieurs morceaux…mais fut bien vite ensuite repartagé en de multiples parcelles, précieuses reliques honorées maintenant en divers endroits privilégiés.

Remarque : les reliques de la vraie Croix sont vénérées et adorées comme le Saint-Sacrement (on s’agenouille devant elles).