MIR/07 – À LA PISCINE PROBATIQUE (dessin et commentaire)

Récit (saint Jean 5,2-14)

A Jérusalem, près de la Porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bézatha. Elle a cinq portiques, sous lesquels étaient couchés une foule de malades : aveugles, boiteux et paralysés qui attendaient l’agitation de l’eau (car, à certains moments, l’ange du Seigneur descendait dans la piscine, l’eau s’agitait et le premier qui y entrait après que l’eau avait bouillonné était guéri, quelle que fût sa maladie).
Il y en avait un qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Est-ce que tu veux retrouver la santé ?» Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton grabat et marche. » Aussitôt l’homme retrouva la santé. Il prit son grabat : il marchait !
Or, ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs dirent à cet homme que Jésus avait guéri : « C’est le sabbat ! Tu n’as pas le droit de porter ton grabat. » Il leur répliqua : Celui qui m’a rendu la santé, c’est lui qui m’a dit : « prends ton grabat, et marche ! » Ils l’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit : « Prends-le, et marche » ? ».Mais celui qui avait été guéri ne le savait pas ; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit. Plus tard, Jésus le retrouva dans le Temple et lui dit : « Te voilà en bonne santé. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver pire encore. » L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui lui avait rendu la santé.


Faire remarquer sur le dessin…

Derrière les personnages au premier plan, se trouve la piscine. Tout le long à gauche, elle est bordée par un grand bâtiment à cinq portiques sous lesquels s’abritent tous les malades.
Cette piscine avait une particularité : à certains moments, l’ange du Seigneur descendait dans la piscine, l’eau s’agitait et le premier qui y entrait après que l’eau avait bouillonné était guéri, quelle que fût sa maladie. On voit cet ange, juste au dessus du toit, tout au bout (à droite sur le dessin)

Sous le premier de ces cinq portiques, Jésus voit un homme paralysé, qui est là depuis 38 ans. Il lui demande : « Est-ce que tu veux retrouver la santé ? »
D’un geste de ses mains, le malade répond qu’il arrive toujours trop tard après le bouillonnement de l’eau. Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton grabat et marche. »

Au premier plan : le malade repart, guéri, debout, portant son grabat sur l’épaule, l’air tout heureux, sous le regard critique de deux juifs. Remarquer la main qui se lève pour protester : C’est le sabbat ! Tu n’as pas le droit de porter ton grabat.


Vérités à transmettre

La paralysie, qui empêche de marcher, est une image du péché, qui nous empêche d’avancer vers Dieu. Par nous-mêmes, nous ne pouvons pas nous en sortir, sans l’aide de Jésus : Lui seul peut nous en libérer, ce qu’Il fait par le sacrement du pardon (confession).

Jésus est Dieu et Il est tout-puissant : s’il a le pouvoir de remettre debout un homme paralysé, il a aussi le pouvoir de guérir son âme de ses péchés :« Ne pèche plus, il pourrait t’arriver pire encore. »
En effet, la guérison physique de ce paralysé n’est pas suffisante si son âme reste encore dans le péché. Le « pire », c’est le péché : s’il n’est pas pardonné, il peut nous conduire en enfer…

D’où l’importance de veiller à garder notre âme en bonne santé par : la prière, la confession régulière, et la communion.

Attitudes d’âme à faire partager

Le paralytique a attendu 38 ans avant d’être guéri : c’est un bel exemple de patience.
C’est aussi un exemple de persévérance, qui montre sa volonté de guérir : sans se décourager, il revenait tous les jours, même en sachant que, seul, il ne pouvait pas y arriver. Et Jésus est arrivé !
Il ne faut jamais se décourager de prier, même s’il faut attendre longtemps avant d’être exaucé.


Pour prier

Aies pitié de moi, Seigneur, car je suis sans force : guéris-moi.
Reviens, Seigneur et délivre mon âme. Sauve-moi à cause de ta miséricorde. (Ps 6, 3. 5)