PAR/01 – PARABOLE DU SEMEUR (dessin et commentaire)

Lecture de l’Évangile : Matthieu 13, 3-23, Marc 4, 3-20 (la plus détaillée), Luc 8, 4-15

Que voyons-nous sur le dessin ?

Ce qu’on voit d’abord, au centre, c’est le personnage principal : le semeur.
Comme il travaille dans les champs, Il a un grand chapeau pour se protéger du soleil, et des sabots pour marcher dans la terre. Il porte en bandoulière un grand sac où sont les graines qu’il va semer.

Son travail, c’est de semer des graines. Tout en marchant, il prend une poignée de graines dans son grand sac et les jette à la volée, puis reprend une autre poignée, etc.

Qu’est-ce qu’une graine ? C’est la vie « en tout petit » : c’est-à-dire qu’elle contient en germe tout ce qui fait grandir la plante jusqu’à ce qu’elle arrive à maturité et qu’elle donne beaucoup d’autres grains. Ainsi, un seul grain de blé va donner un épi plein d’autres grains de blé…

Forcément, quand le semeur sème, il tombe des grains un peu partout : sur le chemin, dans les pierres, dans les ronces, et enfin dans la bonne terre. C’est ce qu’on voit dans les quatre coins du dessin :

en haut à gauche, des petits oiseaux picorent ce qui est tombé sur le chemin…

en haut, à droite : les grains tombés dans les pierres ont commencé à lever, mais il n’y a pas assez de terre pour que la plante puisse vraiment pousser : elle sèche sous le soleil…

en bas à droite : ce qui est tombé au milieu des ronces et des épines a commencé à pousser, mais la plante est étouffée par les mauvaises herbes…

en bas à gauche : seule, la bonne terre permet aux graines de bien se développer et de donner une récolte abondante.

Explication de cette parabole

Le semeur, c’est Jésus ; la semence (les grains de blé), c’est la Parole de Dieu.

Jésus est venu sur la terre pour nous parler de la part de Dieu, nous avons besoin de cette Parole pour faire le bien et pouvoir aller au Ciel. Encore faut-il bien L’écouter et la mettre en pratique : certains le font, mais pas tous :

les petits oiseaux, c’est l’image du démon qui tout de suite enlève cette bonne Parole de notre cœur pour nous empêcher de faire le bien.
le terrain pierreux, c’est le cœur des gens qui ont le cœur sec et n’ont pas l’habitude de faire le bien (pas de racines) : ils sont heureux d’entendre cette Parole, mais très vite ils se découragent et abandonnent.

les ronces sont l’image de ceux qui ont entendu, mais leur cœur reste attaché aux richesses et aux plaisirs : cela empêche la Parole de Dieu de se développer et de mûrir dans leur cœur pour les sauver.

la bonne terre représente tous ceux qui ouvrent généreusement leur cœur à Jésus et à sa Parole : ils l’écoutent et la mettent en pratique.

Leçons de cette parabole

Que faire pour plaire à Dieu ?

Chacun doit s’appliquer à devenir une bonne terre qui rapporte à Dieu les fruits qu’Il attend de nous.

Il ne faut pas croire trop vite qu’on est toujours cette bonne terre… Il nous arrive bien, aussi, quelquefois, d’avoir le cœur sec et égoïste, de préférer son petit plaisir à l’amour des autres, la télé ou les jeux électroniques au lieu de faire son travail de classe, de faire la sourde oreille quand on nous demande un service…

Pour devenir cette bonne terre, il faut savoir tous les obstacles qui nous éloignent de Dieu : les tentations du démon (les oiseaux), le découragement dans les difficultés (le terrain pierreux), l’égoïsme et la recherche du plaisir avant d’être attentif aux autres (les ronces et les épines).

Pour avoir une bonne récolte, le cultivateur doit d’abord labourer la terre, la retourner, la dépierrer, la désherber : c’est aussi ce qu’il faut faire dans notre âme pour corriger nos défauts (arracher les mauvaises herbes) et prendre l’habitude de bien faire. C’est l’image de tous les sacrifices qui nous sont demandés avant de devenir une bonne terre.