PAR/10 – PARABOLE DES VIERGES SAGES ET DES VIERGES FOLLES
dessin et commentaire)

Lecture de l’Évangile : Matthieu 25, 1-13

 

 

 

 

 

 

Que voyons-nous sur le dessin ?

Une petite explication préalable s’impose pour bien comprendre l’histoire :

avant qu’il y ait l’électricité, on s’éclairait soit à la bougie, soit, dans les temps plus anciens, avec des lampes à huile. Mais cela demandait de les remplir régulièrement d’huile, sinon, la lampe s’éteignait.
Lorsqu’on sortait le soir, il fallait donc emporter avec soi une petite provision d’huile pour recharger sa lampe quand il le fallait.

L’histoire se passe à la nuit tombante, cela se voit à la lune et les étoiles dans le ciel.
Tout devant, cinq jeunes filles s’avancent, portant chacune une lampe à huile éclairée. Elles vont, nous dit l’Évangile, à la rencontre de l’Époux.
Derrière elles, sur la même route, mais en sens inverse, cinq autres jeunes filles courent, avec de grands gestes des bras : leurs lampes se sont éteintes ! Elles courent vite racheter de l’huile chez un marchand.

Explication de la parabole

Une lampe sans huile, donc sans lumière, à quoi peut-elle servir ?… A rien. L’intérêt d’une lampe, c’est c’est la lumière qu’elle porte. Sinon, elle ne sert à rien.

La lampe seule, sans lumière, représente notre nature humaine, corps et âme, avant le baptême.
La lampe éclairée, c’est l’image de l’âme baptisée, riche de la Présence de Dieu qui enrichit notre âme de sa grâce et de tous ses dons.
La grâce du baptême, l’amitié de Dieu, est donc un don infiniment précieux que Dieu nous fait.

Mais après avoir reçu à notre baptême cette lumière précieuse, attention à ne pas la perdre ! Pour la conserver, il faut l’entretenir : pour cela il faut mettre régulièrement de l’huile dans la lampe : cette huile, ce sont nos prières et toutes nos bonnes actions sans lesquelles, tôt ou tard, la lumière de l’âme va s’éteindre. (chercher avec les enfants quelles bonnes actions ils peuvent faire…)

Ces bonnes actions sont donc nécessaires pour rester dans la lumière de l’état de grâce, d’amitié avec Dieu. En effet, puisque les jeunes filles vont, dit l’Évangile, à la rencontre de l’Époux, cela signifie que pour nous présenter devant Lui, il faudra avoir nos lampes allumées, c’est-à-dire être en état de grâce.

Leçons de cette parabole

Vigilance : se tenir toujours prêt à paraître devant le Seigneur.
On s’y prépare tout au long de sa vie par la prière et les bonnes actions. Si on attend le jour de notre mort, il sera trop tard pour faire ce que Dieu attendait de nous pendant notre vie sur cette terre.

Les jeunes filles sages, prévoyantes, ont emporté une provision d’huile avec leur lampe : pendant toute leur vie elles se sont préparées à la rencontre avec l’Époux.
Les autres, imprévoyantes, ne se sont pas souciées de tenir leurs lampes allumées, elles ont vécu pour elles-mêmes, pour leur plaisir, sans penser aux autres.
Aussi, au jour de la rencontre avec l’Époux, elles se trouvent démunies, n’ayant pas fait de provisions (pas de prière, ni de bonnes actions pour entretenir la lumière…) et leurs lampes s’éteignent !
Elles demandent alors aux autres de leur donner de l’huile, mais ce n’est pas possible : les bonnes actions, les mérites, de l’une ne sont pas communicables à d’autres.
Aussi, elles ne sont pas jugées dignes d’être reçues par l’Époux, ce qui veut dire : paraître devant Dieu.

Désir du ciel : vertu d’espérance.
En se rendant à la rencontre de l’Époux, les dix jeunes filles ont toutes le désir de rencontrer le Seigneur : encore faut-il prendre les bon moyens.

C’est ce qu’ont fait les cinq prévoyantes (la provision d’huile, les bonnes actions), tandis que les autres ont vécu de façon légère, insouciante, au jour le jour, sans se préparer à cette rencontre si importante !

L’espérance est ce désir du ciel qui doit orienter et unifier notre vie chrétienne, nous aidant à mettre toute notre vie au service de notre foi, avec persévérance et sagesse