PAR/11 – PARABOLE DE LAZARE ET DU MAUVAIS RICHE (dessin et commentaire)

Lecture de l’Évangile : Luc 16, 19 – 31

 

 

 

 

 

 

 

Que voyons-nous sur le dessin ?

Pour comprendre l’histoire, commencer par le dessin du haut.

Un gros homme richement vêtu, les doigts couverts de bagues, est assis à une table où il termine un bon repas, en donnant une friandise à son chien.
Au dehors, on voit par la porte ouverte un pauvre malheureux, sans vêtement, maigre, le corps couvert de plaies… Il a faim… et regarde du côté du riche, dans l’espoir de recevoir quelque chose à manger, comme à son chien. Mais c’est seulement un chien qui vient lécher ses plaies.

Sur l’image du bas, Lazare est mort, le riche aussi. Mais la situation est complètement inversée.

Lazare est dans les bras d’Abraham, c’est-à-dire au ciel : parce qu’il a accepté patiemment toutes ses souffrances pendant sa vie sur la terre, en se confiant à Dieu, il connaît désormais un bonheur qui n’aura pas de fin.
Le riche, lui, se retrouve dans les flammes de l’enfer, en proie à des tortures épouvantables qui ne finiront jamais.
Entre les deux, un grand fossé, très profond, avec une paroi lisse, rend impossible le passage d’un côté à l’autre.

Explication de la parabole

Notre vie sur la terre nous est donnée pour préparer notre éternité. C’est seulement pendant cette vie sur terre que nous pouvons faire le bien ; si nous ne le faisons pas, ensuite, c’est trop tard.

A notre mort, notre éternité est déterminée par le bien que nous avons fait – ou n’avons pas fait – pendant notre vie sur terre :

d’un côté, le Ciel pour ceux qui ont aimé les autres et leur ont fait du bien,

de l’autre, l’enfer pour ceux qui, jusqu’au bout, ont préféré ne vivre que pour eux-mêmes et faire le mal.
Entre les deux, c’est un fossé infranchissable.

Le mauvais riche. Ce qui lui est reproché, ce n’est pas d’être riche : certains riches se servent de leurs richesses pour faire beaucoup de bien autour d’eux.
Mais c’est d’avoir eu son cœur fermé à la misère du pauvre qui était à sa porte. Insensible aux souffrances des autres, il n’a vécu que pour lui-même, en égoïste, enfermé dans son confort et ses plaisirs : Lazare était devant sa porte, il le voyait… et il l’a « ignoré », il l’a laissé avoir faim alors qu’il lui était si facile de lui venir en aide.

Parce que, pendant toute sa vie sur la terre, il n’a pas pratiqué la charité, il se retrouve en enfer.

Lazare a supporté avec patience, pendant toute sa vie, la faim, la maladie, la pauvreté sans se plaindre, sans se révolter, en gardant toujours confiance en Dieu : toutes les souffrances ou les injustices supportées patiemment pendant cette vie ont un sens, quand elles sont reliées à l’amour de Dieu, en les Lui offrant en union avec le sacrifice de Jésus sur la Croix. Cela lui a mérité le bonheur du Ciel.

Leçons de cette parabole

Esprit de charité : avoir les yeux et le cœur ouverts aux autres, à leurs difficultés matérielles comme à toutes les autres souffrances, comme la maladie

Patience et douceur dans les épreuves et dans tous les moments difficiles.

Espérance et confiance en Dieu, même dans la souffrance, en union avec celles de Jésus sur la Croix.