PAR/12 – PARABOLE DU RICHE AUX GRENIERS PLEINS (dessin et commentaire)

Lecture de l’Évangile : Luc 16, 19 – 31

 

 

 

 

 

 

 

Que voyons-nous sur le dessin ?

Au premier plan, nous voyons un brave homme se reposer, heureux, appuyé contre un tonneau.
Juste derrière lui, cinq grands tonneaux et de nombreux gros sacs de blé.

Au fond, une maison à deux toits, dont les greniers sont déjà tout pleins de réserves .

Et tout en haut, au dessus de la maison, Qui voyons-nous ? – Dieu, du haut du ciel, dans un nimbe de lumière, qui pointe son doigt vers le propriétaire…

Explication de la parabole

Ce riche propriétaire est content : il vient de faire une si grosse récolte qu’il doit construire des greniers plus grands. Il se sent en sécurité pour de longues années : « Repose-toi, mange, bois, fais la fête… »

Mais pas un instant, il ne pense que c’est à Dieu qu’il doit cette bonne récolte, que c’est donc Dieu qu’il faut d’abord remercier. Car c’est bien de Dieu que nous recevons tout ce qui nous est nécessaire : la vie, l’air, le soleil, l’eau, etc. L’attitude de ce riche, c’est de l’ingratitude.

Mais… plus grave encore : ce riche met sa confiance dans ses biens matériels plutôt qu’en Dieu : cet attachement excessif aux richesses matérielles, c’est l’avarice, qui mène à oublier Dieu : ce qui, bien sûr, ne peut pas Lui plaire !

Voilà pourquoi, du haut du ciel, Dieu lui fait ce reproche, en pointant sur doigt vers lui :

« Tu es fou ! cette nuit même on te redemande ta vie. Et ce que tu auras mis de côté, qui l’aura ?
Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même au lieu d’être riche en vue de Dieu. »

Leçons de cette parabole

Dans cette parabole, Jésus veut nous faire prendre conscience de la fragilité de notre vie sur cette terre :

La vie d’un homme, fût-il dans l’abondance, ne dépend pas de ses richesses. (v. 15)

C’est vrai, notre vie ne dépend pas des biens matériels : la preuve, c’est qu’on peut les perdre en un instant (exemple : tsunami, typhon… ou, tout simplement, une crise cardiaque ou tout autre mort subite.

Notre vie est dans les mains de Dieu, c’est à Lui qu’il faut faire confiance, à Lui seul, pas aux richesses de ce monde.

Que faire, donc, par rapport à ces biens matériels ?

– Ne pas s‘y s’attacher, car l’amour des richesses est un piège du démon : il rend esclaves et il perd ceux qui s’y laissent prendre.

– Mais, sachant que le but de notre vie est plus haut, au ciel, on peut s’en servir pour aider les autres, plus défavorisés que nous : « Ce que vous avez fait pour les autres, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40), nous dit Jésus.

L’ Évangile nous apprend qu’on ne garde que ce que l’on donne. Celui qui sait donner et se donner, celui-là devient le vrai riche, il ne perdra pas ses biens, parce qu’il les confie à Dieu.

Pour celui qui reçoit l’Évangile avec foi, et qui en fait sa règle de vie, les biens de ce monde peuvent devenir un moyen de gagner le ciel.