PAR/15- PARABOLE DU BON SAMARITAIN (dessin et commentaire)

Lecture de l’Évangile : Lc 10, 29-37

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Que voyons-nous sur le dessin ?

Tout en haut du dessin, un homme est allongé par terre, blessé, un bras sur le visage…‘’à demi-mort’’.
Deux autres, debout, avec le visage caché par un foulard, armés de bâtons, ont vraiment des allures de bandits. L’un d’eux part déjà avec la grosse bourse prise au malheureux voyageur, tandis que l’autre va continuer de le frapper avec son bâton.

Au milieu, à gauche, deux hommes passent sur le chemin, mais sans s’arrêter, insensibles à l’appel du pauvre blessé, et sans lui venir en aide.

À droite, et en bas : Un troisième vient à passer, un samaritain (= qui vient de Samarie, un pays étranger, méprisé des juifs et ennemi) :

Il se penche vers lui, soigne ses blessures en y versant de l’huile et du vin.
Puis il le charge sur sa propre monture, le conduit dans une auberge et prend soin de lui… (v 34)

Explication de la parabole

Jésus a raconté cette parabole pour répondre à la question : Mais qui est mon prochain ?
Il voulait nous faire comprendre combien c’est important d’être attentif aux autres, de s’occuper d’eux et leur rendre service chaque fois qu’ils en ont besoin : de les aimer.

Les voleurs ont dépouillé, blessé le voyageur : ils ne l’ont pas tué, mais laissé ‘’à demi-mort’’.
Le pauvre est dans un tel état qu’il ne peut pas se relever tout seul : il a vraiment besoin qu’on vienne à son secours.

Qui va venir l’aider ?
Les deux premiers qui passent sur la route ont le cœur dur, fermé, replié sur eux-mêmes : le malheur des autres les laisse indifférents. Ils sont pressés d’aller à leurs affaires, ne veulent pas être dérangés dans leurs projets. Ce sont des égoïstes.

Celui qui va venir au secours du malheureux, c’est… un étranger. Mais son cœur est ouvert aux autres : il va prendre tout son temps pour ce blessé qu’il ne connaît pas, il fera tout ce qu’il faut : le soigner et le conduire à l’auberge.

Le voyageur qui marche sur une route pleine de dangers, c’est chacun de nous avançant sur la route de la vie.

Les bandits qui l’assaillent, le blessent et lui volent tout son bien…ce sont les tentations, inspirées par le démon, dont le but est de nous faire tomber dans le péché et, ainsi, nous dépouiller de ce que nous avons de plus précieux : l’état de grâce, d’amitié avec Dieu.

Ce voyageur blessé est bien l’image d’une âme tombée dans le péché et qui a besoin, pour en sortir, du secours de Dieu.

Le ‘’bon samaritain’’, c’est Jésus : c’est Lui, le Sauveur, venu du ciel sur la terre, justement pour soigner nos âmes, les arracher au mal et au démon et nous rendre notre « trésor », la vie divine que nous avions perdue par le péché. Et, en même temps, il veut nous donner l’exemple de l’amour des autres.

Leçons de cette parabole

Qui est mon prochain ?

– C’est celui dont on s’approche : on se fait proche de lui parce qu’il a besoin d’être aidé.

La grande leçon de cette parabole, c’est la charité, l’amour du prochain.

Cet amour du prochain demande de la générosité : on accepte d’être dérangé pour aider l’autre. Mais aussi de la bonté, de la délicatesse, de la douceur, de la patience.

Pour pouvoir ressembler à Jésus, demandons-Lui de nous donner ce cœur bon et généreux, ouvert aux autres, doux et patient. Nous ne pouvons y arriver qu’avec Lui, avec sa grâce qu’Il nous donnera sûrement si nous la demandons.