PAR/16- PARABOLE DE L’ENFANT PRODIGUE (dessin et commentaire)

Lecture de l’Évangile : Luc 15, 11-24

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Que voyons-nous sur le dessin ?

Dans le tableau du haut, nous voyons un jeune homme qui a l’air bien malheureux, la tête dans les mains, vêtu de haillons. Il se trouve dans l’enclos des cochons qu’on lui a donné à garder : certains mangent dans une auge, un autre est près de lui, un autre encore fouille le sol.

Au premier plan, nous retrouvons ce même jeune homme, encore plus fatigué, debout dans les bras de son père qui le serre tendrement contre lui. Tous deux , très émus, ont la larme à l’œil.

Ils sont sur le chemin de la grande maison familiale qu’on aperçoit au fond.

Explication de la parabole

Pourquoi ce jeune homme est-il dans cet état, les vêtements déchirés, dans un parc à cochons ?
La tête dans ses mains, il réfléchit. Il pense à tout ce qui l’a conduit à cette triste situation…

Il était chez son père, avec son frère, dans une grande belle maison, avec des serviteurs. Mais il avait envie de prendre son indépendance, de quitter la maison et faire ce qu’il voulait. Il voulait partir. Alors il a demandé à son père de lui donner sa part d’héritage, et il est parti. Son père était très triste…

Il est parti loin, très loin… Au début, tout allait bien : il avait de l’argent, pouvait se payer tout ce qu’il voulait pour s’amuser, avait beaucoup d’amis et vivait dans le plaisir. Mais un beau jour… plus d’argent ! Plus d’argent… plus d’amis. A ce moment arrive une famine. Il a commencé à avoir faim, mais que faire quand on n’a pas d’argent ? Il faut travailler. Il n’a trouvé qu’une ferme où on l’a envoyé garder les cochons, mais sans même lui donner à manger. Voilà pourquoi on le voit si malheureux. Il a faim, et il est seul.

Alors il se met à réfléchir… II commence à comprendre que ce qu’il avait fait était mal : il avait voulu sa liberté, il l’a eue, mais il l’a mal utilisée et n’a fait que de mauvaises choses. Et maintenant il a tout perdu et il a faim. Il pense alors aux ouvriers de son père : eux, ils sont bien nourris.

Cela lui a donné envie de retourner chez son père. Mais… après ce qu’il avait fait, il ne méritait plus d’être appelé son fils : il lui demandera de le prendre comme ouvrier, au moins il pourrait manger à sa faim. Il sait ce qu’il va dire à son père en arrivant : Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d’être appelé ton fils. Prends-moi comme l’un de tes ouvriers. (v. 18)
Il reprend alors le chemin de la maison. Qu’il lui paraît long, ce chemin ! Il a le ventre creux, il est épuisé, n’avance pas…

Mais que voit-il, tout au bout de chemin ?… Non, il ne rêve pas, c’est son père, qui l’a vu arriver et court à sa rencontre. Il n’a pas le temps de dire ce qu’il avait préparé, son père le prend dans ses bras, l’embrasse en le serrant très fort. Tous les deux pleurent…

Leçons de cette parabole

Ce jeune homme, c’est nous… Le père, c’est Dieu, notre Père du Ciel qui nous aime infiniment.
Et parce qu’il nous aime infiniment, il nous laisse libres. Libres de Le quitter… ou de rester avec Lui.
On reste avec Lui quand on fait ce qui est bien, on le quitte quand on fait quelque chose de mal.

Combien de fois, comme le fils de la parabole, n’avons-nous pas envie de nous éloigner de la maison, de quitter notre Père, pour n’en faire qu’à notre tête ? et puis après, on s’aperçoit que cela ne conduit pas du tout au bonheur qu’on croyait, Bien au contraire… cela entraîne une suite de malheurs. C’est qu’on a fait un mauvais usage de notre liberté.

Que nous reste-t-il à faire ?

Regretter notre faute et retourner vers le Père avec confiance pour lui demander pardon. On va alors se confesser, recevoir le sacrement du Pardon, qui est celui de la Miséricorde :

Avoir confiance en la Miséricorde infinie de Dieu : nous avons la certitude que Dieu est infiniment bon et qu’Il pardonne toujours si l’on revient vers Lui.
Voyez, sur le dessin comme le Père est heureux quand il retrouve son fils et le serre dans ses bras !

Faire un bon usage de notre liberté, c‘est se soumettre librement à la Volonté de Dieu, de Lui faire confiance, car Il sait mieux que nous ce qui est bon pour nous.