31 – MAI-JUIN DANS L’ANNÉE LITURGIQUE (conseils pratiques)

En mai et juin, nous avons une succession de grandes fêtes pour honorer l’Amour divin :
– la Pentecôte ;
– la Sainte Trinité ;
– le Saint Sacrement (Fête-Dieu) ;
– le Sacré-Cœur .
Et, comme modèles et témoins :
– le Cœur Immaculé de Marie ;
– saint Jean-Baptiste ;
– saint Pierre et saint Paul.


Fin du Temps pascal

Le temps pascal se termine avec la fête de la Pentecôte.

(Depuis la réforme liturgique de 1970, l’octave de la Pentecôte a été supprimée)

Mais c’est toute l’année qu’il faut vivre du mystère pascal, continuer de nous en nourrir, intensément :

Au terme de ces fêtes pascales, accorde-nous, Dieu tout-puissant,
de garder la Pâque de ton Fils présente dans toute notre vie. Lui qui règne …
(Prière d’ouverture. Samedi avant la Pentecôte)

Le Christ est ressuscité, sa victoire sur la mort et sur le mal est totale et dé-fi-ni-ti-ve !
Cette victoire, c’est pour nous qu’Il l’a acquise.
Pourtant, dans la monotonie de notre vie quotidienne, réalisons-nous assez tout ce que représente cette victoire pour notre vie spirituelle ?

Et savons-nous “l’exploiter” autant qu’elle le mérite, pour nous-mêmes ou pour nos enfants ?
Jour après jour, péniblement, nous nous battons contre le mal, dans toutes les difficultés de notre vie. Nous luttons contre bien des ennemis et des obstacles extérieurs.
Nous sentons surtout notre faiblesse, notre impuissance.

Oui, mais c’est sur la puissance du Christ qu’il faut nous appuyer, pas sur la nôtre, inexistante..

“Courage, J’ai vaincu le monde !” (Jn 16, 33)

C’est par Lui que nous sommes victorieux. Laissons-Le agir en nous…
Cependant, cette victoire, y croyons-nous suffisamment ?
Vivons-nous vraiment avec cet esprit de RESSUSCITÉS, avec la “flamme” et la joie débordante des apôtres au soir de la Pentecôte et de toute la primitive Église ?

Pour raviver notre « flamme », L’Église célèbre quelques grandes fêtes qui nous donnent à contempler la profondeur infinie de l’Amour Divin, pour nous inviter à en vivre plus intensément.

Laissons-nous donc conduire par la liturgie, avec la simplicité des petits enfants : laissons-nous saisir et remplir de cet Amour pour pouvoir alors Lui répondre « amour pour Amour ».
Nous pourrons alors en vivre : nous, notre foyer, nos enfants. Et le rayonner autour de nous.

Une succession de grandes fêtes …

Les dates des trois premières de ces fêtes varient en fonction de celle de Pâques :
elles tombent donc, selon les années, en mai ou en juin.

Cette succession se présente comme le couronnement de toute l’œuvre de Jésus, Notre Seigneur, comme le trésor merveilleux qu’Il nous a légué avant de quitter notre terre : sa Présence et son Amour.

La Pentecôte, fête du Saint-Esprit, « Dieu-Amour ». Effusion de l’Esprit-Saint, l’Esprit d’Amour, dans le cœur des Apôtres, mais aussi dans les nôtres si nous savons ouvrir nos cœurs à sa grâce.

– La fête de la Sainte Trinité nous met en présence du grand mystère de l’Amour trinitaire qu’elle nous invite à honorer de tout notre cœur.

– La fête du Très Saint Sacrement, ou fête du Corps et du Sang du Christ (Corpus Christi) appelée encore « LA FÊTE-DIEU » : fête de « Dieu-avec-nous« , la manifestation de l’Amour de Jésus-Hostie pour les hommes.
Cette fête célèbre la Présence Réelle de Jésus dans l’Eucharistie, ce « Sacrement d’Amour ».

… Pour honorer l’Amour divin

– Enfin, la fête du Sacré-Cœur (toujours en juin, mais dont la date varie aussi en fonction de celle de Pâques), nous fait contempler la profondeur infinie de L’AMOUR de Jésus pour tous les hommes, de sa Miséricorde, et nous invite à y répondre « amour pour amour« .

Ces quatre grandes fêtes peuvent se résumer en un seul mot : le mystère de l’Amour divin. Car l’Amour de Dieu restera toujours pour nous un MYSTÈRE : comment comprendre un si grand Amour ?

Mais cette suite de fêtes n’est pas terminée :

après avoir contemplé l’Amour infini de Dieu pour nous, sous de multiples formes, toutes merveilleuses, l’Église nous donne à contempler les plus grands modèles de la réponse humaine à cet Amour Divin, et tout d’abord :

– Le Cœur Immaculé de Marie

Au lendemain de la fête du Sacré-Cœur, l’Église tient à honorer tout spécialement le Cœur Immaculé de Marie.

Cette dévotion au Cœur Immaculé de Marie est née au XVIIème siècle, du courant spirituel issu de saint Jean Eudes, en étroite relation avec le culte du Sacré-Cœur de Jésus.

En 1942, pour le 25ème anniversaire des apparitions de Fatima, le pape Pie XII consacre le monde au Cœur Immaculé de Marie.

En 1944, il fixe cette fête au 22 août (octave du 15 août, fête de l’Assomption) pour l’Église universelle, dans le but d’obtenir, par l’intercession de la très Sainte Vierge, « la paix des nations, la liberté de l’Église, la conversion des pécheurs, l’amour de la pureté et la pratique des vertus ».

Depuis la réforme du calendrier, dans le but de mieux mettre en valeur « LES DEUX CŒURS UNIS » de Jésus et de Marie, cette fête a été placée au lendemain de la fête du sacré-Cœur.

Enfin le mois de juin ne se termine pas sans que l’Église ne célèbre aussi d’autres grands serviteurs de cet Amour Divin qui, parmi les tout premiers, ont donné leur vie pour leur Seigneur :

– 24 juin : saint Jean-Baptiste

Le sens de toute la mission de saint Jean-Baptiste, c’est d’ANNONCER LE SAUVEUR.

A partir de la Saint Jean, fixée au solstice d’été, les jours diminuent : le soleil a atteint le point culminant de sa course annuelle, et se remet à descendre.

Inversement, la fête de Noël (solstice d’hiver) marque l’époque où le soleil recommence à monter dans le ciel : le Précurseur s’efface devant Jésus, vraie Lumière de nos âmes.

« Il faut qu’Il croisse, et que je diminue ». (Jn 3, 30)

– 29 juin : saint Pierre et saint Paul : « les deux colonnes de l’Église ».

Le culte des deux grands apôtres tient par ses racines aux fondements mêmes de l’Église. A l’origine de sa foi, ils resteront à jamais ses protecteurs et ses guides.

L’un et l’autre ont subi le martyre à Rome, sans doute en 64 pour saint Pierre, en 67 pour saint Paul.
Ce jour est pour toute l’Église une grande fête, un jour de joie, car c’est dans leur sang qu’elle est née :

« Le sang des martyrs, une semence de chrétiens ». (Tertullien)

L’un et l’autre ont travaillé, chacun selon sa grâce, à rassembler l’unique famille du Christ.
Maintenant qu’ils sont réunis dans une même gloire, ils reçoivent une même vénération.
(Préface)