11 – L’ÉPIPHANIE : TROIS MANIFESTATIONS DE DIEU (formation)

Fêter l’Épiphanie, c’est d’abord fêter la venue et l’adoration des mages à Bethléem.
Mais l’Église associe à cette fête les deux premières manifestations de la vie publique de Jésus :
son Baptême au Jourdain et les noces de Cana.


Les mages à Bethléem

Rappelons que Épiphanie signifie  » manifestation » : en la personne des mages, c’est maintenant à toutes les « Nations » que Dieu se fait connaître, qu’Il se manifeste.
Les « Nations », ou « Gentils », c’est l’ensemble des peuples païens qui ne connaissent pas le vrai Dieu.

Aujourd’hui, Seigneur, Tu as révélé ton Fils unique aux Nations grâce à l’étoile qui les guidait ; daigne nous accorder, à nous qui Te connaissons déjà par la foi,
d’être conduits jusqu’à la claire vision de ta splendeur. (Oraison de la Messe de l’Épiphanie)

La fête de l’Épiphanie, c’est donc l’espérance du salut ouverte à tous les hommes.

Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité.
(1 Tm 2, 4)

Par les solennités de l’Épiphanie, l’Église rappelle la vocation des Gentils (les païens, l’ensemble des Nations) à la foi chrétienne. Son intention par là est que nous rendions grâces tous les jours à l’Eternel de ce grand bienfait, et que, à l’exemple des rois mages,
– nous recherchions avec une foi agissante le Dieu Vivant et Vrai,
– nous nous appliquions à acquérir une intelligence pieuse et profonde des réalités surnaturelles,
– et que nous nous plaisions au silence et à la méditation qui permettent de contempler plus facilement et de recevoir les dons du Ciel. » (Pie XII Mediator Dei, encyclique sur la Liturgie – 1947)

Voir à ce sujet : une leçon de la crèche : le détachement.

Le passage qui suit sera réservé à des enfants de plus de 10 ans.
(Aux plus petits, on ne donnera qu’une seule idée à la fois, sinon ils risqueraient de tout mélanger)

Dans le sillage de cette très grande Fête de l’Épiphanie, l’Église associe et célèbre traditionnellement deux évènements qui s’y rattachent comme étant la suite des « manifestations » de Dieu aux hommes.
Ces trois événements manifestent la divinité de Jésus. Par eux, Dieu authentifie ainsi la divinité de la personne humaine de son Fils, et sa mission. La liturgie les évoque aux vêpres de l’Épiphanie :

Nous célébrons trois mystères en ce jour :
aujourd’hui l’étoile a conduit les mages à la crèche,
aujourd’hui l’eau fut changée en vin aux noces de Cana,
aujourd’hui, le Christ a été baptisé par Jean dans le Jourdain, pour nous sauver. Alléluia ! 
(Antienne des Vêpres de l’Épiphanie)

Les Noces de Cana (Jn 2, 1-11)

Ce premier miracle de Jésus, qui marque bien sa puissance divine, est une « manifestation de Dieu« . Les noces de Cana sont encore l’annonce du miracle de l’Eucharistie et du sacrement de mariage.

Le Baptême de Notre-Seigneur

Traditionnellement fixée au 13 janvier, cette fête est célébrée le dimanche après l’Épiphanie.

Sitôt baptisé, Jésus remonta de l’eau. Et voici que les cieux s’ouvrirent, et il vit l’Esprit de Dieu descendre, tel une colombe, et venir sur lui. Et voici qu’une voix partie des cieux disait :
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; il a toute ma faveur » (Mt 3, 16-17)

On rapporte qu’en ce jour le Christ, notre Seigneur, fut adoré par des Gentils guidés par une étoile ; qu’invité à des noces, il changea l’eau en vin ; et qu’ayant reçu le baptême de Jean, il consacra l’eau du Jourdain, et en même temps son baptiseur.
Parce que des chaldéens ont été invités par les rayons d’une étoile plus brillante à adorer le vrai Dieu, les Gentils ont reçu aussi l’espérance de pouvoir L’adorer.
Parce que l’eau, en vertu d’un prodige nouveau, a été changée en vin, le sacrement d’un breuvage nouveau nous a été présenté.
Et parce que l’Agneau de Dieu a été baptisé, le bienfait salutaire du baptême régénérateur nous a été accordé…
Par ces miracles, le Christ notre Seigneur a voulu se révéler aux yeux des mortels, afin que son invisible divinité qui se cachait dans l’homme ne soit pas cachée dans ses œuvres.
(Saint Maxime, évêque)