11 – LE DIMANCHE DES RAMEAUX (formation)

Première étape de la Semaine Sainte…
La messe commence par la procession des Rameaux et l’entrée solennelle dans l’église.
L’évangile de la messe est la lecture de la Passion selon saint Matthieu.

La liturgie de ce dimanche comporte deux parties très distinctes :

– D’abord, la procession des Rameaux évoque l’entrée triomphale de Jésus dans Jérusalem,

– Puis la messe, avec la lecture de la Passion, nous fait immédiatement entrer dans la « Grande Semaine », la Semaine Sainte, qui récapitule tout le mystère de notre foi, et où l’Église nous invite à accompagner notre Sauveur dans toutes les douleurs de sa Passion.

Cette association du triomphe et de la croix est une magnifique introduction pour inaugurer la Semaine Sainte.

La procession des Rameaux

Ce jour-là, nous faisons avant la messe une grande procession en l’honneur de Jésus, avec des branches d’arbres, du buis, des palmes ou de l’olivier (selon les arbres que l’on trouve dans chaque région).

Que signifie cette procession ?

Elle rappelle l’entrée de Jésus dans Jérusalem, cinq jours avant sa mort, assis sur un petit âne.
La foule lui fait un accueil triomphal, étendant des vêtements sur le chemin comme un beau tapis, comme on le fait pour les rois ; d’autres coupent des branches d’arbres et en jonchent le chemin. Et tous ceux qui marchent devant Jésus et ceux qui le suivent crient à pleine voix :

Hosannah au Fils de David !
Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosannah au plus haut des cieux !

Jérusalem (nom qui signifie : ville de la Paix) représente le Ciel.
L’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem annonce à l’avance la victoire qu’ll va remporter sur le démon, sur la mort et sur le péché pour rouvrir aux hommes l’entrée du Ciel : c’est pour cela que les foules L’acclament comme leur Roi et leur Sauveur.

Mais, dans quelques jours, le Vendredi-Saint, Jésus va engager, pour nous, un combat terrible avec les forces du mal : Il veut nous sauver, nous arracher au démon qui nous tient prisonniers. Jésus est déjà sûr de sa victoire, mais c’est par le sacrifice de sa vie qu’Il va la gagner et nous rouvrir le Ciel.

Il ne faut pas voir dans cette procession une simple reconstitution historique de l’entrée de Jésus à Jérusalem ; mais, comme toute action liturgique, elle est réactualisée chaque année pour chacun de nous, et nous donne l’occasion de faire une profession de foi en acte en Jésus-Christ, notre Roi.

La bénédiction des rameaux d’olivier et de palmier :

Avant la procession, le prêtre procède à la bénédiction de ces rameaux :

Dieu tout-puissant, daigne bénir ces rameaux que nous portons pour fêter le Christ notre Roi :
accorde-nous d’entrer avec Lui dans la Jérusalem céleste. Lui qui règne…

ou bien :

Augmente la foi de ceux qui espèrent en Toi, Seigneur,
exauce la prière de ceux qui Te supplient.
Nous tenons en nos mains ces rameaux pour acclamer le triomphe du Christ :
pour que nous portions en Lui des fruits qui Te rendent gloire,
donne-nous de vivre, comme Lui, en faisant le bien. Lui qui règne…

Ces rameaux d’olivier et de palmier ont une signification

l’olivier est le signe de la grâce et de la paix :

c’est Jésus qui, par le sacrifice de sa vie, nous a donné la Grâce, c’est-à-dire l’état d’amitié et de paix avec Dieu.

le palmier est le signe du courage et de la victoire : c’est Jésus qui a gagné cette victoire.

Cela veut dire que les victoires que nous remportons sur nous-mêmes (sur nos défauts, notre égoïsme, notre orgueil … ) c’est à Jésus que nous les devons, par le secours de sa grâce.

Il ne faut donc pas nous attribuer à nous-mêmes le bien que nous avons pu faire.

En participant à cette procession, sachons Lui dire merci et L’acclamer comme notre Sauveur.

Le récit évangélique de cette entrée à Jérusalem

…Voici ton Roi qui vient à toi, humble, monté sur une ânesse et un petit ânon,
le petit d’une bête de somme… (Za 9, 9 – repris dans Mt 21, 4)

Après la lecture de cet évangile a lieu l’entrée solennelle dans l’église, où commence la messe proprement dite.

La messe des Rameaux

La messe a une tonalité complètement différente : nous entrons immédiatement dans la « Grande Semaine », la Semaine Sainte, qui récapitule tout le mystère de notre foi, et où l’Église nous invite à accompagner notre Sauveur dans toutes les douleurs de sa Passion : c’est le sens de la lecture intégrale de la Passion, récitée – ou, mieux encore, chantée si cela est possible.