11 – LE CULTE DU SACRÉ-CŒUR (formation)

– Aussi ancien que le culte de l’Eucharistie
– Adorons le Cœur de Jésus « ouvert » par amour pour nous
– Les promesses du Sacré Cœur
– La fête du Sacré Cœur
– Juin, le mois du sacré Cœur
– Consécration de la famille au Sacré Cœur


Aussi ancien que le culte de l’Eucharistie

L’Amour de Dieu envers les hommes

L’Église nous invite à contempler le Cœur Sacré de Jésus, ouvert par amour pour nous pour déverser dans nos cœurs un océan de grâces, notamment à travers les sacrements.
En reconnaissant l’immensité de cet Amour divin dont nous sommes aimés, nous pourrons alors, en retour, L’honorer avec le plus grand respect et notre plus grand amour.

La dévotion au Sacré-Cœur est aussi ancienne que le culte de l’Eucharistie
Historique de la dévotion au Sacré-Cœur

Elle ne se rapporte pas à UN mystère particulier de la vie du Sauveur, mais elle les embrasse tous : c’est la contemplation de l’Amour de Dieu envers les hommes.
C’est cet Amour qui fait que

pour tous, Jésus est descendu sur terre par son Incarnation ;
pour tous, Il est monté sur la Croix pour notre Rédemption ;
pour tous, Il descend chaque jour sur l’autel par la Transsubstantiation afin de nous appliquer les fruits de sa Mort sur le Calvaire.

Ces trois mystères – Incarnation, Rédemption, don de l’Eucharistie – manifestent plus spécialement la charité divine de Jésus au cours des siècles.

Comment L’honorer ?

La dévotion au Sacré-Cœur nous invite :

– à rendre à Notre Seigneur « amour pour Amour » ;
– à imiter les vertus dont son Cœur est le modèle et la source ;
– à réparer, c’est-à-dire Lui demander pardon pour tous les outrages qu’Il a reçus et continue de recevoir, particulièrement des « irrévérences et des sacrilèges » qui se commettent envers la sainte Eucharistie, ce « Sacrement d’Amour. »

Nous prendrons pour guides le message du Sacré-Cœur à Sainte Marguerite-Marie (en 1675), celui de la très Sainte Vierge à Pellevoisin (en 1876).

Nous pouvons aussi puiser dans le trésor des Révélations du Sacré-Cœur à sainte Faustine sur la Miséricorde. (de 1934 à 1938)

Adorons le Cœur de Jésus « ouvert » par amour pour nous

en nous laissant conduire par les LITANIES DU SACRÉ-CŒUR :

Contemplons ce Cœur transpercé

Ce Cœur d’homme est celui du Fils du Père Éternel, le Temple saint de Dieu, la Demeure du Très-Haut.

Dieu Lui-même, Il est digne de toutes louanges et de notre adoration.

Ce Cœur ouvert, c’est aussi la Maison de Dieu et la Porte du Ciel : Je suis la Porte : si quelqu’un entre par Moi, il sera sauvé… (Jn 10, 6)

Brasier brûlant de charité, Il est la source de l’Amour : en Lui nous puiserons la force d’aimer.

Patient et très Miséricordieux, Il attend notre amour : ne Le faisons pas attendre.

Broyé à cause de nos péchés, Il est l’Agneau de Dieu qui s’est librement offert pour nous, Victime des pécheurs.

Jésus nous attend pour nous communiquer son Amour

Il nous attend pour être notre Paix et notre Réconciliation, notre Vie et notre Résurrection : offrons-Lui notre misère : c’est tout ce qu’Il attend de nous pour pouvoir nous transformer.

Car Lui seul est Source de Vie et de Sainteté : Il agit en nous par l’action de ses sacrements, ces trésors jaillis de son Cœur transpercé, et confiés pour nous à son Eglise, née elle aussi de ce Cœur.

Ne nous lassons jamais de Le contempler, de nous réfugier dans son Cœur aux heures difficiles. Surtout, prouvons-Lui notre amour par une parfaite conformité de notre vie avec Lui.

Soyons pour le Sacré-Cœur des âmes de consolation et de réparation

Écoutons ses plaintes douloureuses à sainte Marguerite-Marie.

« Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné… pour leur témoigner son amour.
Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes,
par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, par les froideurs
et les mépris qu’ils ont pour Moi dans ce Sacrement d’amour… »

Écoutons celles de sa Mère à Pellevoisin, sur l’indifférence et les innombrables manques de respect qu’Il reçoit sans cesse dans son Sacrement d’Amour.

Ce qui m’afflige le plus, c’est le manque de respect qu’on a pour mon Fils dans la sainte communion, et l’attitude de prière que l’on prend quand l’esprit est occupé d’autres choses.
Je dis ceci pour les personnes qui prétendent être pieuses.

Et que notre amour pour Jésus dans son Sacré-Cœur, toujours présent dans la Sainte Eucharistie, se traduise par un profond respect, celui de notre adoration, et par une fidélité toujours plus grande.

En retour, voici ce que promet Notre Seigneur en faveur des personnes qui honoreront son Divin Cœur.

Les promesses du Sacré-Cœur

en faveur des personnes qui ont une vraie dévotion à son Divin Cœur

1. Je leur donnerai toutes les grâces nécessaires dans leur état.

2. Je mettrai la paix dans leur famille.

3. Je les consolerai dans toutes leurs peines.

4. Je serai leur refuge assuré, pendant la vie, et surtout à la mort.

5. Je répandrai d’abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises.

6. Les pécheurs trouveront dans mon Cœur la source et l’océan infinis de la Miséricorde.

7. Les âmes tièdes deviendront ferventes.

8. Les âmes ferventes s’élèveront à une grande perfection

9. Je bénirai même les maisons où l’image de mon Cœur sera exposée et honorée.

10. Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les Cœurs les plus endurcis.

11. Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom inscrit dans mon Cœur, et il n’en sera jamais effacé.

12. Dans l’excès de la Miséricorde de mon Cœur, son amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront neuf fois de suite, le premier vendredi du mois, la grâce de la pénitence finale :
ils ne mourront pas dans ma disgrâce, ni sans recevoir les Sacrements, et mon Cœur se fera leur asile assuré à cette dernière heure.

La fête du Sacré-Cœur

La fête du Sacré-Cœur a été instituée en 1675 à la demande de Notre Seigneur Lui-même à Sainte Marguerite-Marie, religieuse à Paray-le-Monial :

Je demande que le premier vendredi après l’octave du Saint-Sacrement
soit consacré à célébrer une fête particulière pour honorer mon Cœur,
en lui faisant réparation, par une amende honorable,
et en communiant ce jour-là pour réparer les indignes traitements qu’Il a reçus
pendant le temps qu’Il a été exposé sur les autels.

Je te promets aussi que mon Cœur se dilatera

pour répandre avec abondance les influences de son divin amour
sur ceux qui lui rendent cet honneur et qui feront qu’il lui soit rendu.

Cette fête du Sacré-Cœur a un double but :

– HONORER sous le symbole de son Cœur sacré, l’immense amour de Jésus-Christ pour les hommes,

– RÉPARER les outrages et les indifférences dont il est l’objet, surtout dans la Sainte Eucharistie.

Juin, le mois du Sacré-Cœur

Après le mois de mai, dédié à la très Sainte Vierge Marie, le mois de juin est consacré au Sacré-Cœur.
Un si grand mystère d’Amour, nous n’aurons pas trop de tout un mois pour le méditer et le contempler.

Que faire pendant ce mois pour honorer plus particulièrement le Sacré-Cœur ?

– Afficher au coin-prière une belle image du Sacré-Cœur, comme celle qu’a dessinée sainte Faustine.

– Les litanies du Sacré-Cœur : faciles à dire en famille, elles nous tracent comme le « portrait de Jésus ».

– Renouveler la consécration de notre famille au Sacré-Cœur.

Consécration de la famille au Sacré-Cœur

A titre d’exemple, voici le texte de consécration composé par saint Pie X :

Cœur Sacré de Jésus, Vous qui avez manifesté à sainte Marguerite-Marie, le désir de régner sur les familles chrétiennes, nous venons aujourd’hui proclamer votre Royauté absolue sur la nôtre.

Nous voulons vivre désormais de votre vie, nous voulons faire fleurir en notre foyer les vertus auxquelles vous avez promis la paix dès ici-bas, nous voulons bannir loin de nous l’esprit mondain que Vous avez maudit.

Vous régnerez sur nos intelligences par la simplicité de notre foi. Vous régnerez sur nos Cœurs par l’amour sans réserve dont ils brûleront pour Vous, et que nous entretiendrons par la réception fréquente de votre divine Eucharistie.

Daignez, ô divin Cœur, présider nos réunions, bénir nos entreprises spirituelles et temporelles, écarter nos soucis, sanctifier nos joies, soulager nos peines.

Si jamais l’un ou l’autre d’entre nous avait le malheur de Vous affliger, rappelez-lui, ô Cœur de Jésus, que Vous êtes bon et miséricordieux pour le pécheur pénitent.

Et quand sonnera l’heure de la séparation, quand la mort viendra jeter le deuil au milieu de nous, nous serons tous, et ceux qui partent et ceux qui restent, soumis à vos décrets éternels. Nous nous consolerons par la pensée qu’un jour viendra où toute la famille, réunie au Ciel, pourra chanter à jamais vos gloires et vos bienfaits.

Daigne le Cœur Immaculé de Marie, daigne le glorieux patriarche saint Joseph, Vous présenter cette consécration, et nous la rappeler tous les jours de notre vie !

Vive le Cœur de Jésus, notre Roi et notre Père !