12 – LA PROCESSION DU SAINT SACREMENT (formation)

Son but est de rendre un honneur public à Jésus-Eucharistie.
C’est une coutume très ancienne.
Cette manifestation revient peu à peu à l’honneur.


La procession du Saint-Sacrement est une coutume très ancienne : elle date au moins du XIIIème siècle.

– Son but principal, dans l’esprit de l’Église, est de RENDRE UN HONNEUR PUBLIC A JÉSUS-EUCHARISTIE, en célébrant sa triple victoire sur le péché, sur la mort, sur l’enfer …

L’Église catholique a rendu et continue de rendre ce culte d’adoration dû au Sacrement de l’Eucharistie, non seulement durant la messe, mais aussi en dehors de sa célébration :
– en conservant avec soin les hosties consacrées,
– en les présentant à la vénération des fidèles pour qu’ils les vénèrent avec solennité,
– en les portant en procession. (Paul VI. Mysterium Fidei 56)

– Elle est aussi un TÉMOIGNAGE DE FOI ENVERS LA PRÉSENCE RÉELLE de Notre Seigneur dans l’Eucharistie, en réponse aux hérésies qui niaient – ou nient encore – la Présence réelle.

– Elle a enfin pour but de RÉPARER LES INNOMBRABLES MANQUES DE RESPECT et outrages qu’Il subit dans son Sacrement d’Amour, ce dont Lui-même s’est plaint amèrement à sa confidente, sainte Marguerite-Marie, à Paray-le-Monial.

« Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’Il n’a rien épargné,
jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour ;
et pour reconnaissance, Je ne reçois de la plupart que des ingratitudes,
par leurs irrévérences et par les froideurs et mépris
qu’ils ont pour Moi dans ce Sacrement d’amour ».

Cette procession du Saint-Sacrement présente encore un autre avantage, celui de sanctifier et bénir, sur son passage, les rues et les maisons de nos villes et villages : pensons à Jésus passant dans les bourgades de Palestine.

En beaucoup d’endroits, malheureusement, elle avait disparu : n’est-ce pas, précisément, le signe que la foi a diminué ?

Le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? (Lc 18, 8)

A nouveau, Notre Seigneur continue de souffrir de nos ingratitudes, irrévérences et froideurs, peut-être même pire encore…

Heureusement cette manifestation, à la fois grandiose et populaire, revient peu à peu à l’honneur.
Si nous avons la chance d’en avoir une à proximité, ne manquons pas cette occasion d’exprimer publiquement à Jésus-Eucharistie notre foi et notre amour.

Et au cas où cette pratique ne serait pas encore remise à l’honneur dans votre paroisse, qui sait si une démarche de quelques familles auprès du curé (au besoin en insistant un peu, toujours avec respect et courtoisie) ne l’encouragerait pas à la reprendre ?…

Sans doute faudra-t-il alors « payer de sa personne » : toute une organisation matérielle est à prévoir, depuis des cuivres à astiquer, des reposoirs à préparer, jusqu’à d’éventuelles demandes d’autorisation de circulation sur la voie publique …

Mais quelle joie à la fin de la journée ! Tout le monde s’en repart heureux, et Notre Seigneur a été honoré comme Lui-même l’a demandé.

Des processions de l’Ancien Testament à celles qui honorent le Saint-Sacrement

Rappelons-nous comment les Israélites honoraient l’Arche d’Alliance qui symbolisait la Présence de Dieu parmi eux : quand ils exécutaient leurs marches triomphales, l’Arche sainte s’avançait, portée par des lévites, au milieu d’un nuage d’encens, au son des instruments de musique, des chants et des acclamations d’une foule enthousiaste.

Pour nous, chrétiens, nous avons un trésor autrement précieux : dans l’Eucharistie, nous possédons Dieu Lui-même.
Nous serons heureux de L’accompagner, de Le chanter, de L’honorer autant qu’il sera en notre pouvoir.

Dans son principe, la procession fait donc bien partie du culte de l’Eucharistie tel que l’Église l’a toujours voulu et pratiqué.