11 – « EST DESCENDU AUX ENFERS… » (formation)

La descente du Christ aux enfers est un article de notre foi.
De quels enfers s’agit-il ?
Pourquoi Jésus est-il descendu aux enfers ?
Joie et adoration de tous les justes de l’Ancien Testament.

Un grand silence règne aujourd’hui sur la terre, un grand silence et une grande solitude.
Un grand silence parce que le Roi dort. La terre a tremblé et s’est calmée parce que Dieu s’est endormi dans la chair et qu’Il est allé réveiller ceux qui dormaient depuis des siècles (…).
Il va chercher Adam, notre premier père, la brebis perdue. Il veut aller visiter tous ceux qui sont assis dans les ténèbres et à l’ombre de la mort. Il va pour délivrer de leurs douleurs Adam dans les liens et Eve, captive avec lui, Lui qui est en même temps leur Dieu et leur Fils (…)
« Je suis ton Dieu et, à cause de toi, Je suis devenu ton Fils. Lève-toi, toi qui dormais, car Je ne t’ai pas créé pour que séjournes ici, enchaîné dans l’enfer. Relève-toi d’entre les morts. Je suis la Vie des morts. »
(Ancienne homélie pour le Samedi-Saint – Cité dans CEC 635)


« …Est descendu aux enfers » : un article de foi

Cette « étape » de la vie de notre Sauveur, située entre sa mort et sa Résurrection, passe souvent inaperçue. La descente du Christ aux enfers est pourtant un article de Foi, contenu dans le Credo (Symbole des Apôtres).

Elle signifie à la fois la réalité de sa mort d’homme et son triomphe sur elle : par sa mort, le Christ a triomphé du dernier ennemi, la mort (1 Co 15, 26), il a enfoncé les portes des enfers.

Les enfers étaient, jusqu’à la mort du Seigneur, le point d’aboutissement fatal d’une humanité exilée de Dieu, le séjour des morts (en hébreu, le Shéol« ), et nul ne pouvait en sortir avant le Christ, premier-né d’entre les morts (Ap 1, 5)

Pour l’humanité condamnée en Adam à la mort et à la séparation de Dieu, la Rédemption est l’ouverture des portes infernales, et le don de la vie éternelle. L’Eglise est le fruit et l’instrument de cette victoire.

De quels « enfers » s’agit-il ?

Le mot « enfer » (du latin inferus = ce qui est au-dessous) désigne un lieu bas, un lieu inférieur, souterrain.

« Les enfers » dont il est question ici ne désignent ni l’Enfer, ni le Purgatoire, mais les Limbes où se trouvaient les âmes des justes qui avaient vécu avant le Christ, dans la fidélité à Dieu et l’espérance du Sauveur. Ils ne souffraient pas d’autres peines que celles de l’attente et de la captivité.

Ces âmes possédaient la grâce, étaient assurées d’un bonheur sans fin et supportaient avec résignation et patience leur exil temporaire, voyant avec une joie toujours croissante approcher le moment de leur délivrance.

Pourquoi Jésus est-Il descendu aux enfers ?

La descente de l’âme de Jésus aux enfers (son corps étant enseveli au tombeau), avait donc pour but d’annoncer aux âmes des justes la Rédemption, et les réjouir par la contemplation de son Âme unie à sa Divinité :

Adam et Eve, Abel, Abraham, Isaac, Jacob, Joseph, Moïse, David, Job, Tobie, et tant d’autres « justes » , tous les saints de l’Ancienne Alliance, Isaïe, Jérémie, tous les prophètes…Enfin, les plus récemment arrivés : les saints Innocents, saint Joseph, saint Jean-Baptiste… et jusqu’au dernier venu…le bon larron !!

A la vue de Jésus, tous se réjouirent d’une très grande joie, et adorèrent leur Sauveur avec amour et reconnaissance.

Ce thème a beaucoup inspiré les peintres de l’époque médiévale et de la pré-renaissance. Ils s’en sont donné à cœur joie de représenter le démon écrasé, avec d’horribles grimaces, sous les lourdes portes d’airain ou de pierre qui fermaient l’entrée des « enfers »…ces portes d’où sortent maintenant tous les bienheureux que Jésus libère.

Le Christ est descendu dans la profondeur de la mort afin que « les morts entendent la voix du Fils de Dieu et que ceux qui l’auront entendue vivent. » (Jn 5, 25)
Jésus, « le Prince de la vie » (Ac 3, 15) a « réduit à l’impuissance, par sa mort, celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable, et a affranchi tous ceux qui leur vie entière, étaient tenus en esclavage par la crainte de la mort. » (He 2, 14-15)
Désormais le Christ ressuscité « détient la clef de la mort et de l’Hadès. » (Ap 1, 18) et « au nom de Jésus tout genou fléchit au ciel, sur terre et aux enfers. » (Ph 2, 10). (CEC 635)

OUI, LES ANGES EXISTENT !

Parce que les anges ne font pas partie du monde  » visible » , nous avons parfois tendance à sous-estimer ou à oublier leur existence. Certains refusent même d’y croire. Cette étude est destinée à les faire mieux connaître, mieux aimer, d’abord par nous-mêmes et ensuite par les enfants qui nous sont confiés.

JE CROIS en un seul Dieu, Créateur du Ciel et de la Terre,
de toutes choses visibles et invisibles