11 – LA FÊTE DE LA MISÉRICORDE (formation)

Depuis l’an 2000, l’Église fête maintenant la Divine Miséricorde le dimanche qui suit Pâques.
Cette fête a été explicitement demandée par Jésus à sainte Faustine Kowalska, ainsi que sa neuvaine préparatoire.
Quel cadeau du Ciel !
C’est le deuxième dimanche de Pâques, huit jours après Pâques.
Ce dimanche s’appelait le dimanche « in albis » (à cause des vêtements blancs que ceux qui avaient été baptisés pendant la nuit pascale déposaient ce jour-là) ou encore le dimanche de Quasimodo (premier mot de l’introït)

Le 30 avril de l’an 2000, le Pape Jean-Paul II a décidé que ce dimanche serait désormais consacré à honorer et fêter la divine Miséricorde.

Qu’est-ce que la miséricorde ?

La miséricorde (du matin miseria : misère et cor, cordis : le cœur) est le fait d’être sensible aux malheurs d’autrui. Elle est le fruit de l’amour.
La miséricorde divine désigne l’attention de Dieu aux misères des hommes et l’amour qu’Il leur porte avec son cœur de Père.
A l’amour et à la pitié s’ajoute le pardon. Dieu aime les hommes, il les aide et leur pardonne ; sa miséricorde ne connaît aucune limite si ce n’est l’endurcissement du cœur de ceux qui refusent son pardon.

Le Christ demande aux hommes d’être miséricordieux avec leurs frères « comme leur Père est miséricordieux » (Lc 6, 36).

Jésus demande une fête de la Miséricorde

Cette demande a été clairement formulée à une religieuse polonaise, sainte Faustine Kowalska (1905 – 1938). Le message de sœur Faustine a été noté dans le Petit Journal quelle a rédigé à la demande de Jésus et de ses confesseurs. Elle y a fidèlement noté tous les souhaits de Jésus, de même qu’elle a décrit l’union intime de son âme avec Dieu.

En 1931 :
« Je désire qu’il y ait une Fête de la Miséricorde…le premier dimanche après Pâques (…) doit être la Fête de la Miséricorde »
Les flammes de la Miséricorde me brûlent. Je veux les répandre sur les âmes ».(Petit Journal – & 49)

En 1936 :
« La Fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles. Je désire qu’elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques ». (Petit Journal – & 698)

L’encyclique « Dives in Misericordia »

Dans ce document, publié au début de son pontificat, le 30 novembre 1980, le Pape Jean-Paul II nous parle longuement de la Miséricorde divine. C’est un texte qu’on ne peut pas résumer ici… mais c’est une étape importante dans la voie qui aboutira à l’institution de la Fête de la Miséricorde. Ce texte est facilement téléchargeable sur la toile.

Dimanche 30 avril 2000 : institution de la Fête de la Miséricorde

C’est le jour où sœur Faustine a été canonisée par Jean-Paul II. En même temps, le pape décide que, dorénavant, dans toute l’Église, ce dimanche prendra le nom de « Dimanche de la Miséricorde divine ».

La place de cette fête dans l’année liturgique a été choisie par Jésus Lui-même. Cela montre le rapport étroit qui existe entre le mystère pascal de notre Rédemption et cette fête. Les textes de la liturgie de ce dimanche évoquent plusieurs fois la Miséricorde.

La Fête de la Miséricorde est d’abord un jour où l’on honore spécialement Dieu dans ce mystère.
Mais c’est aussi un jour de grâce pour tous, et surtout pour les pécheurs. Jésus a attaché à cette Fête de grandes promesses :

« Ma fille, parle au monde entier de mon inconcevable Miséricorde. Je désire que la Fête de la Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs.
En ce jour les écluses de ma Miséricorde sont ouvertes.
Je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s’approcheront de la source de ma Miséricorde. Toute âme qui s’approchera de la confession et de la sainte Communion recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur punition.
En ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s’écoule la grâce. Qu’aucune âme n’ait peur de s’approcher de Moi, même si ses péchés sont comme l’écarlate (…)
Le genre humain ne trouvera pas la paix tant qu’il ne se tournera pas vers la source de ma Miséricorde ». (Petit Journal – & 698)

(NB. la confession peut être faite dans les jours qui précèdent ou suivent ce dimanche de la Miséricorde)

Neuvaine à la Miséricorde divine

C’est une neuvaine que Jésus m’ordonna d’écrire et de réciter avant la Fête de la Miséricorde. On la commence le Vendredi Saint.
 » Je désire que durant ces neuf jours, tu amènes les âmes à la source de ma miséricorde, afin qu’elles puisent force et fraîcheur, ainsi que toutes les grâces dont elles ont besoin dans les difficultés de la vie et particulièrement à l’heure de la mort. (…) Je ne refuserai rien aux âmes que tu amèneras à la source de Ma Miséricorde.  » (Petit Journal – & 1209)

On peut bien sûr dire cette belle neuvaine à tout moment de l’année !

Neuvaine à la Miséricorde divine


Autres prières dictées ou inspirées à sœur Faustine

1) La plus connue est le chapelet de la Miséricorde divine

Cette prière a été enseignée et ensuite dictée par Jésus à sœur Faustine le 13 septembre 1935. Elle est facile à mémoriser et elle fait appel au plus fort des arguments : Dieu ne peut rejeter nos demandes si nous les Lui présentons par les mérites de la Passion de son Fils Bien-Aimé.
Les demandes sont faites pour nous et pour le monde entier, y compris pour les âmes du Purgatoire.

La prière de ce chapelet est donc à la fois un acte de confiance en Dieu et un acte d’amour du prochain, deux conditions indispensables pour être exaucés.

« Par ce chapelet, tu obtiendras tout, si ce que tu demandes est conforme à ma volonté ». (Petit Journal – & 1731)

Chapelet de la Miséricorde divine

2) Les invocations à la Miséricorde divine

35 invocations en forme de litanies avec une magnifique prière de conclusion

Invocations à la Miséricorde divine

3) Pour célébrer l’Heure de la Miséricorde (normalement à 15 heures)

4) On y trouve aussi  30 invocations à l’Hostie Sainte… pour les temps d’adoration eucharistique, le Jeudi Saint notamment.


Tout le Petit Journal est émaillé de textes très profonds et de merveilleuses prières, pendant plus de 500 pages… il n’est vraiment petit que de nom ! C’est vraiment une mine !

L’image du Christ miséricordieux

Il est aussi indispensable de signaler que Jésus est apparu à sainte Faustine en lui disant : « peins un tableau de ce que tu vois, avec l’inscription Jésus, j’ai confiance en Vous ! »

Et il a ajouté :

« Je promets que l’âme qui honorera cette image ne sera pas perdue.Je lui promets aussi la victoire sur ses ennemis dès ici-bas, et spécialement à l’heure de la mort. Moi-même, je la défendrai comme ma propre gloire… »  (Petit Journal – & 48)
« Ceux qui, pleins de confiance, recourront à cette image, les maisons, les villes mêmes où elle sera vénérée, je les épargnerai et les protégerai. »

Nous vous proposons pour un coloriage cette image en noir et blanc

« Je vis Jésus vêtu d’une tunique blanche. De la tunique entr’ouverte sortaient deux grands rayons, l’un rouge, l’autre pâle…  » (Petit Journal – & 47)

Ces deux rayons indiquent le Sang et l’Eau : le rayon pâle signifie l’Eau, qui purifie les âmes ;le rayon rouge signifie le Sang, qui est la vie des âmes… Ces rayons protègent les âmes de la colère de mon Père. (Petit Journal – & 300)

Source des citations et du dessin : « Petit Journal de Sœur Faustine » – Éditions Hovine (1985).