CD/12- ÉVANGILE POUR LE 6° DIMANCHE DU T.O.

En partant du dessin, expliquer cet évangile aux enfants pour les en faire vivre.

Récit (Lc 6, 17.20-26)

Jésus descendit de la montagne avec les douze Apôtres et s’arrêta dans la plaine. Il y avait là un grand nombre de ses disciples, et une foule de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon…

Regardant alors ses disciples, Jésus dit :
Heureux, vous les pauvres : le royaume de Dieu est à vous !
Heureux, vous qui avez faim maintenant : vous serez rassasiés ! Heureux, vous qui pleurez maintenant : vous rirez !
Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous repoussent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme.
Ce jour-là, soyez heureux et sautez de joie, car votre récompense est grande dans le ciel : c’est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes.
Mais malheureux, vous les riches : vous avez votre consolation !
Malheureux, vous qui êtes repus maintenant : vous aurez faim ! Malheureux, vous qui riez maintenant : vous serez dans le deuil et vous pleurerez !
Malheureux êtes-vous quand tous les hommes disent du bien de vous : c’est ainsi que leurs pères traitaient les faux prophètes.


Le message des Béatitudes, à première vue, peut avoir de quoi – il faut le reconnaître – rebuter, voire révolter les enfants : « Alors, Jésus veut qu’on ne soit pas bien, qu’on soit pauvres, qu’on ait faim, qu’on pleure ?… »
Il sera donc nécessaire de les faire réfléchir à ce que Jésus a voulu véritablement dire. Il est vrai que la situation présente où se trouvent de nombreuses personnes (pauvreté, faim, mépris, persécution…) n’est pas heureuse. Et sur ces points, nous avons tous le devoir, au plan humain, de lutter autant que nous pouvons…
Mais ce que Jésus veut surtout, c’est nous indiquer, au-delà de cette vie sur terre pas toujours heureuse, la perspective de la vie éternelle. Si on accepte avec patience les souffrances de cette vie, en mettant toute notre confiance dans le Seigneur, en se faisant petit dans sa main, c’est Lui qui nous viendra en aide et nous donnera un bonheur éternel. C’est alors que nous serons vraiment « heureux », dans le sens des Béatitudes.


Faire remarquer sur le dessin…

Jésus, assis, est entouré de ses disciples. Une grande foule de gens venus de loin sont là aussi, pour l’écouter et pour être guéris de leurs maladies. Ce que dit Jésus les attire, les console… ils sentent bien que ses paroles sont un chemin de vérité et de paix qui va les aider.


Vérités à transmettre

Avec les Béatitudes, Jésus donne aux hommes les clés du vrai bonheur. Mais ce n’est pas un bonheur à la manière de ceux que nous cherchons sur la terre. C’est tout autre chose.
La Bonne Nouvelle du salut qu’Il leur apporte, c’est que la vie sur la terre – qui est souvent remplie de souffrances – n’est pas la vraie vie, car elle ne durera pas toujours. La vie sur terre a pour but de nous permettre de nous préparer à la vie éternelle, vie de bonheur dans le Ciel auprès de Dieu, en particulier en supportant avec patience les inévitables difficultés et souffrances de cette vie sur la terre.

A l’inverse, ceux qui sont attachés à leurs richesses, à leur confort, sans penser aux autres, et même les méprisent, ceux qui ne comptent que sur eux-mêmes, sur leur propre puissance et pas sur le Seigneur : ceux-là sont menacés des malédictions divines, c’est-à-dire l’enfer. En plus, ils ne sont pas assurés de rester toujours riches !
Le rôle de ceux qui ont des richesses est de s’en servir pour aider ceux qui en manquent : c’est cela qui ouvrira leur cœur et leur permettra d’obtenir, eux aussi, le bonheur éternel.

Attitudes d’âme à faire partager

Confiance dans le Seigneur,
Patience dans les épreuves
Ne pas s’attacher aux choses qui passent, mais à celles qui ne passent pas et nous conduisent au bonheur du ciel.


Pour prier

Maudit soit l’homme qui met sa confiance dans un mortel, qui s’appuie sur un être de chair,
tandis que son cœur se détourne du Seigneur…
Béni soit l’homme qui met sa confiance dans le Seigneur, dont le Seigneur est l’espoir ! (Jr 17, 5-8)