CD/20 – ÉVANGILE POUR LE 5° DIMANCHE DE CARÊME

En partant du dessin, expliquer cet évangile aux enfants pour les en faire vivre.

Récit (Jn 8, 1-11)

Jésus s’était rendu au mont des Oliviers ;
de bon matin, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner.
Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en train de commettre l’adultère. Ils la font avancer,
et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été prise en flagrant délit d’adultère.
Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, qu’en dis-tu ? »
Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il traçait des traits sur le sol.
Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter la pierre. »
Et il se baissa de nouveau pour tracer des traits sur le sol.
Quant à eux, sur cette réponse, ils s’en allaient l’un après l’autre, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme en face de lui.
Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-il donc ? Alors, personne ne t’a condamnée ? »
Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »


Faire remarquer sur le dessin…

Jésus, assis, lève sa main droite en un geste de bienveillance. Devant lui, une femme aux longs cheveux, à genoux, les yeux fermés, dans une attitude de confusion.
A l’arrière plan, ses accusateurs (on les voit de dos) ont fait demi-tour et repartent « discrètement » : ils sont vexés. Ils voulaient « coincer » Jésus et ils « se sont fait avoir ».


Commentaire

Pour les pharisiens, le cas particulier de cette femme n’est qu’un prétexte pour régler leurs comptes avec Jésus. Peu leur importe, en fait, le respect de la Loi au sujet de l’adultère : ce qu’ils veulent, c’est « coincer » Jésus entre deux positions également embarrassantes.
Jésus débusque facilement leur hypocrisie, leur mauvaise foi, et les renvoie à eux-mêmes : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter la pierre ».
Il est libre alors d’agir avec cette femme selon son cœur : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »
Contraste saisissant entre l’attitude de ces « justiciers » et celle de Jésus, toute de douceur et de pardon.

Vérités à transmettre

Cette scène illustre la grande nouveauté de l’évangile qu’apporte Jésus : la voie du pardon.
En face du péché, deux attitudes sont possibles :

– le jugement, la condamnation pure et simple, légaliste, qui enfonce le pécheur et le détruit,
– l’indulgence et le pardon qui, au contraire, cherchent à le relever, l’aident à sortir de son péché et à se reconstruire : « Va, et ne pèche plus ».

Attitudes d’âme à faire partager

Attention aux jugements tout faits : « Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés » (Mt 7, 1 – Lc 6, 37)
Douceur : avoir pitié des pécheurs, sans porter de jugement, et prier pour eux.
Pardon : « Notre Père… pardonne-nous comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés »


Pour prier

Tu fermes les yeux sur les péchés des hommes, Seigneur,
pour les amener à la pénitence
et Tu leur pardonnes, parce que Tu es le Seigneur notre Dieu. (Sg 11, 25)

Soyez miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux.
Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés.
Ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés.
Pardonnez et il vous sera pardonné. (…)
La mesure dont vous vous servirez servira aussi pour vous. (Lc 6, 36-38)