CD/19 – ÉVANGILE POUR LE 4° DIMANCHE DE CARÊME

En partant du dessin, expliquer cet évangile aux enfants pour les en faire vivre.

Récit (Lc 15, 1-3, 11-32)

Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter.
Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »
Alors Jésus leur dit cette parabole : …

Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils.
Le plus jeune dit à son père : ‘Père, donne-moi la part d’héritage qui me revient.’ Et le père fit le partage de ses biens.
Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il gaspilla sa fortune en menant une vie de désordre.
Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans cette région, et il commença à se trouver dans la misère.
Il alla s’embaucher chez un homme du pays qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.
Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien.
Alors il réfléchit : ‘Tant d’ouvriers chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !
Je vais retourner chez mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi.
Je ne mérite plus d’être appelé ton fils. Prends-moi comme l’un de tes ouvriers.’
Il partit donc pour aller chez son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de pitié ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.
Le fils lui dit : « Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d’être appelé ton fils… »

Mais le père dit à ses domestiques : « Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller. Mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds.
Allez chercher le veau gras, tuez-le ; mangeons et festoyons.
Car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.’ Et ils commencèrent la fête.
Le fils aîné était aux champs. A son retour, quand il fut près de la maison, il entendit la musique et les danses.
Appelant un des domestiques, il demanda ce qui se passait.
Celui-ci répondit : « C’est ton frère qui est de retour. Et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a vu revenir son fils en bonne santé. »
Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père, qui était sorti, le suppliait.
Mais il répliqua : « Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais désobéi à tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis.
Mais, quand ton fils que voilà est arrivé après avoir dépensé ton bien avec des filles, tu as fait tuer pour lui le veau gras ! »
Le père répondit : « Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.
Il fallait bien festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ».


Faire remarquer sur le dessin…

Au fond du dessin, un garçon, en guenilles, garde les cochons. Il a faim. Malheureux, il commence à réfléchir…
Au premier plan, le voilà revenu à la maison : son père l’embrasse avec une grande tendresse. Tous les deux sont très émus…


Le contexte de la parabole du fils prodigue

Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter et Lui les accueille tous sans arrière-pensée. Voyant cela, « les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui en disant « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Face à leur dureté de cœur, Jésus raconte cette parabole pour expliquer pourquoi il accueille tout le monde à l’image de ce père aimant.


Vérités à transmettre

Dieu est bon, Il nous aime et, en retour, veut être aimé. Mais on ne peut pas forcer à aimer : c’est pourquoi Il nous a créés libres. Libres de choisir de faire sa volonté ou au contraire de la refuser ; mais dans ce cas, nous nous éloignons de Lui et tombons dans le péché.
Si on a eu ce malheur, il ne faut pas hésiter à vite revenir vers Lui. Cette parabole est l’illustration de l’Amour miséricordieux infini de Dieu : si l’on regrette vraiment sa faute, Il est toujours prêt à pardonner.

Attitudes d’âme à faire partager

Confiance en la miséricorde de Dieu, toujours prêt à pardonner : à l’image du fils prodigue, se laisser prendre dans ses bras.
Contrition : regretter ses fautes, demander pardon et prendre la résolution de ne plus recommencer.


Pour prier

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense. (Ps 50, 3-4)