CD/51 – ÉVANGILE POUR LE 30° DIMANCHE DU T.O.

En partant du dessin, expliquer cet évangile aux enfants pour les en faire vivre.

Récit (Lc 18, 9-14)

Jésus dit une parabole pour certains hommes qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient tous les autres :
« Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain.
Le pharisien se tenait là et priait en lui-même : ‘Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes : voleurs, injustes, adultères, ou encore comme ce publicain.
Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’
Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : ‘Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis !’
Quand ce dernier rentra chez lui, c’est lui, je vous le déclare, qui était devenu juste, et non pas l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »


Faire remarquer sur le dessin…

Deux hommes sont venus prier dans le Temple : un pharisien et un publicain.

Au premier plan, le pharisien, debout, la tête haute, est très content de lui-même : « Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes, voleurs, injustes… »

Au fond du Temple, à genoux, le publicain prie la tête baissée comme quelqu’un qui a honte, regrettant le mal qu’il a fait en se frappant la poitrine et implorant le pardon de Dieu : « Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis ! »

Du ciel, Jésus voit les deux hommes : de sa main droite, Il envoie un beau rayon de lumière sur le publicain repentant : c’est le signe qu’Il lui accorde son pardon et lui donne sa grâce, son secours.

Mais pourquoi n’y a-t-il aucun rayon de grâce sur le pharisien ?


Vérités à transmettre

Le pharisien, c’est l’orgueilleux : tellement content de lui que, lorsqu’il s’adresse à Dieu dans la prière, au lieu de commencer par L’adorer et de Le remercier de tout ce que Dieu lui a donné (ce qu’on doit toujours faire), il ne parle que de lui-même, sans penser que c’est Dieu qui lui a tout donné et qu’il Lui doit tout.

Il s’admire tellement qu’il ne voit pas ses péchés et ne peut pas les voir et, dans sa prière, il ne demande pas pardon : c’est pourquoi il ne reçoit de Dieu ni son pardon, ni sa grâce. Pourtant… il en aurait bien besoin : le péché d’orgueil est le plus grave de tous.

Au contraire, le publicain, qui reconnaît son péché devant Dieu en s’humiliant devant Lui, obtient de Dieu le pardon et retrouve l’état de grâce, l’amitié divine. Celui qui s’abaisse sera élevé (v. 14) : l’humilité est le fondement de la prière.

Pour que notre prière soit acceptée par Dieu, la première chose à faire est de reconnaître son infinie grandeur et, devant Lui, nous faire tout petits (humilité), ce qui entraîne l’attitude d’adoration.
Une autre condition encore : on ne peut se présenter devant Dieu qu’en étant « vrai » avec soi-même, sans complaisance aveugle sur soi, c’est-à-dire : reconnaître ses fautes avec humilité, les regretter et en demander pardon. C’est là le préalable d’une prière juste et pure.

Attitudes d’âme à faire partager

Humilité : l’humilité consiste en deux choses :

1 – se faire tout petits devant Dieu, le Très-Haut (la Vierge Marie en est le plus parfait exemple) ;
2 – devant son infinie perfection, reconnaître avec simplicité et dans la vérité nos nombreuses imperfections, nos fautes. C’est aussi ne pas se croire meilleurs que les autres (comme le pharisien…), ce qui conduit à les mépriser.

Contrition : le regret des fautes commises et une résolution ferme, avec l’aide de la grâce de Dieu, de ne pas recommencer.


Pour prier

Le plus grand parmi vous se fera votre serviteur.
Celui qui s’élèvera sera abaissé, celui qui s’abaissera sera élevé. (Mt 23, 12)

Tous, dans vos rapports avec les autres, revêtez-vous d’humilité,
car Dieu résiste aux orgueilleux et donne sa grâce aux humbles. (1 P 5, 5)