CD/18 – ÉVANGILE POUR LE 3° DIMANCHE DE CARÊME

En partant du dessin, expliquer cet évangile aux enfants pour les en faire vivre.

Récit (Lc 13, 1-9)

A ce moment, des gens vinrent rapporter à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer pendant qu’ils offraient un sacrifice.
Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ?
Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux.
Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ?
Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière. »

Jésus leur disait encore cette parabole : « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas.
Il dit alors à son vigneron : ‘Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. A quoi bon le laisser épuiser le sol ?’
Mais le vigneron lui répondit : ‘Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier.
Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas. »


Faire remarquer sur le dessin…

Autour d’un grand figuier se trouvent le maître du domaine et son vigneron.
Derrière le figuier, des rangées de vigne et, tout au fond, une maison.
Ce figuier ne donne plus de fruit depuis trois ans : aussi le maître, déçu, veut-il le couper. Mais le vigneron intercède pour l’arbre, il demande un délai : avant de le couper, il va le soigner, bêcher et mettre du fumier tout autour pour le nourrir, avec l’espoir que ce traitement lui fera donner du fruit.


Vérités à transmettre

Dieu attend de nous que nous portions du fruit.
Un figuier – ou n’importe quel arbre fruitier – qui ne donne pas de fruit, ne sert à rien : on le coupe.

Dieu, qui donne la vie aux hommes, attend aussi d’eux qu’ils portent du fruit, c’est-à-dire de bonnes actions. Ceux qui n’en donnent pas sont ceux qui préfèrent vivre dans leurs péchés. Alors Dieu les rejette. C’est la sentence terrible du jugement : « Retirez-vous de moi, maudits… » (Mt 25, 41). Ce qui explique l’avertissement sévère de Jésus, dans la première partie de l’évangile: « si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière ».

Mais nous avons un avocat (représenté par le vigneron) qui intercède pour les pécheurs : c’est Jésus, qui a donné sa vie pour les sauver. Il va soigner ces âmes : les purifier par le sacrement du pardon, et les nourrir par l’Eucharistie. Fortifiées par la grâce, elles pourront alors porter de bons fruits.

Et Dieu, patient, miséricordieux, accepte de supporter nos infirmités, toujours disposé à nous donner une nouvelle chance. A nous, d’abord de L’en remercier, de Lui en être reconnaissants.
Et ensuite de répondre généreusement à ce qu’Il attend de nous, en produisant de beaux et bons fruits (rendre service, bien faire son travail, être attentif dans sa prière…).
Mais pour cela, il faut bien savoir que seuls, sans le secours de Dieu, nous sommes trop faibles pour y arriver et ne pouvons rien faire de bien : nous avons absolument besoin de sa grâce.

Attitudes d’âme à faire partager

Action de grâces : reconnaître la bonté et la patience de Dieu, Le remercier de toujours me pardonner et de me fortifier par sa grâce.
En retour, s’appliquer à bien faire ce que Dieu veut de moi. Lui offrir mes bonnes actions : c’est pour Lui rendre gloire que je veux les faire.
Humilité : reconnaître que c’est seulement avec la grâce de Dieu qu’on peut faire ce qui est bien.


Pour prier

Tu es la source de toute bonté, Seigneur, et toute miséricorde vient de Toi.
Tu nous as dit comment guérir du péché par le jeûne, la prière et le partage.
Écoute l’aveu de notre faiblesse, nous avons conscience de nos fautes :
patiemment, relève-nous avec amour. (Prière d’ouverture de ce dimanche)