CD/48 – ÉVANGILE POUR LE 27° DIMANCHE DU T.O.

En partant du dessin, expliquer cet évangile aux enfants pour les en faire vivre.

Récit (Lc 17, 5-10)

Les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! »
Le Seigneur répondit : « La foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde, vous diriez au grand arbre que voici : ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’, et il vous obéirait.
« Lequel d’entre vous, quand son serviteur vient de labourer ou de garder les bêtes, lui dira à son retour des champs : ‘Viens vite à table’ ?
Ne lui dira-t-il pas plutôt : ‘Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et que je boive. Ensuite tu pourras manger et boire à ton tour.’
Sera-t-il reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ?
De même vous aussi, quand vous aurez fait tout ce que Dieu vous a commandé, dites-vous : ‘Nous sommes des serviteurs quelconques : nous n’avons fait que notre devoir.’ »


Faire remarquer sur le dessin…

Un maître, mollement étendu sur un divan, à la mode orientale, se fait servir son repas par un serviteur. Devant lui, sur une table basse, des fruits et diverses sortes de gâteaux… Au mur, une clochette, suspendue à une cordelette, qu’il vient d’agiter pour appeler son serviteur. Dans sa main droite, il tient une coupe, et de la gauche lui donne l’ordre de lui servir à boire.
Ce maître a-t-il l’air bon ou, plutôt, dur et exigeant ?
Le serviteur (que nous voyons de dos), en tenue de service, s’incline dans un geste de respect et d’obéissance et s’empresse de venir le servir.

Peut-être sera-t-il bon de situer ce décor oriental dans son contexte géographique et historique : au temps de Jésus, en effet, les Juifs prenaient leurs repas de fête à la mode romaine, allongés sur des divans. Et cela se passe encore ainsi de nos jours dans certains pays orientaux.


Vérités à transmettre

Cette histoire est une parabole, c’est-à-dire un exemple tiré de la vie quotidienne, donc facile à comprendre, que nous sommes invités à transposer sur le plan spirituel pour en tirer un profit personnel.
Si l’on s’en tient à la simple histoire de ce maître qui se fait servir, on peut penser que le serviteur a un travail bien lourd (d’abord, labourer toute la matinée puis, avant de pouvoir manger lui-même, préparer le repas du maître et lui servir) et que le maître est bien exigeant… Aussi faut-il dépasser cette vision « terre-à-terre »…

Le maître, c’est Dieu : c’est Lui qui commande. C’est à nous de Le servir, nous sommes ses serviteurs. Dieu ne nous doit rien, mais nous, nous Lui devons tout : Il nous a tout donné ! Même en étant ses enfants par le baptême, notre rôle est de Le servir : c’est pour nous un très grand honneur de servir un tel Seigneur !

Servir Dieu, cela veut dire : faire toujours sa volonté, librement, en tout ce qu’Il nous veut de nous, et le faire avec amour, pour sa plus grande gloire.

Car si Dieu est notre Maître, il y a une très grande différence avec le maître de la parabole : notre Maître à nous est non seulement tout-puissant, mais Il est aussi très bon et Il nous aime. Il est généreux et nous donne tout ce dont nous avons besoin pour Le servir.

Si nos efforts nous semblent parfois bien lourds, c’est parce que nous sommes trop centrés sur nous-mêmes, alors nos actes manquent d’amour : c’est cela qui nous pèse. Nous manquons de confiance et ne pensons pas, ou pas assez, à nous appuyer sur la grâce divine. C’est une question de foi : croire que c’est Lui qui nous donne les forces dont nous avons besoin pour Le servir. (cf. v. 5 : Augmente en nous la foi)

Attitudes d’âme à faire partager

Foi : croire que Dieu, notre Maître, est surtout pour nous un Père très bon et tout-puissant.
Désir de Le servir de notre mieux, de tout notre cœur, de toutes nos forces, avec humilité.
Confiance en Dieu : s’appuyer sur la grâce que Dieu donne chaque fois qu’on en a besoin et prier pour demander cette grâce.


Pour prier

Venez à Moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et Moi je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples,
car je suis doux et humble de cœur et vous trouverez le repos.
Oui, mon joug est facile à porter et mon fardeau léger. (Mt 11, 29-30)