CD/47 – ÉVANGILE POUR LE 26° DIMANCHE DU T.O.

En partant du dessin, expliquer cet évangile aux enfants pour les en faire vivre.

Récit (Lc 16, 19-31)

Jésus disait cette parabole :
« Il y avait un homme riche, qui portait des vêtements de luxe et faisait chaque jour des festins somptueux.
Un pauvre, nommé Lazare, était couché devant le portail, couvert de plaies.
Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais c’étaient plutôt les chiens qui venaient lécher ses plaies.
Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra.
Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; il leva les yeux et vit de loin Abraham avec Lazare tout près de lui.
Alors il cria : ‘Abraham, mon père, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l’eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. —
Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : Tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur. Maintenant il trouve ici la consolation, et toi, c’est ton tour de souffrir.
De plus, un grand abîme a été mis entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient aller vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne vienne pas vers nous.’
Le riche répliqua : ‘Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père.
J’ai cinq frères : qu’il les avertisse pour qu’ils ne viennent pas, eux aussi, dans ce lieu de torture ! »
Abraham lui dit : ‘Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! ¦
Non, père Abraham, dit le riche, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.’
Abraham répondit : ‘S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.’ »


Faire remarquer sur le dessin…

Dans un premier tableau, nous voyons à gauche un homme richement vêtu en train de faire un bon repas. A droite, dehors, le pauvre Lazare, couvert de plaies qu’un chien vient lécher.
Contraste violent entre richesse et misère. Froideur et insensibilité du riche : enfermé dans son égoïsme, aveuglé par la gourmandise, il voit le pauvre à sa porte et ne fait rien pour lui.

Le deuxième tableau se passe après leur mort à tous les deux : le riche (à gauche) se trouve plongé dans les flammes de l’enfer. Lazare est au ciel, dans les bras d’Abraham (à droite).
Un grand fossé, très profond, infranchissable – « un abîme », dit l’évangile – les sépare.


Vérités à transmettre

L’histoire de Lazare et du mauvais riche est le rappel sévère d’une réalité terrible : l’enfer.
L’enfer est la punition de ceux qui auront passé leur vie dans l’oubli et le refus de Dieu et dans l’égoïsme, ne vivant que pour eux-mêmes, sans se soucier, tout en les voyant autour d’eux, de ceux qui vivent dans la difficulté ou même la misère, sans chercher à les aider ou les secourir, alors qu’ils en auraient la possibilité.

Le Ciel est la récompense de tous ceux qui ont eu le souci d’aider leur prochain chaque fois qu’ils l’ont pu, de les aimer pour l’amour de Dieu, ou qui auront supporté avec patience les souffrances de cette vie.

Le grand abîme qui sépare dans l’éternité les élus des damnés montre que cette situation est irréversible : on ne peut plus revenir en arrière, tout est alors définitivement fixé. C’est ou le Ciel ou l’enfer.
A notre mort, c’est sur cette question d’ouverture ou de fermeture du cœur, à Dieu et à notre prochain, que nous serons jugés.
Tant que nous sommes sur cette terre, il nous est toujours possible d’ouvrir notre cœur aux autres, de les aider, de faire du bien de quelque façon que ce soit, chacun selon ses moyens.
Tirons donc profit de la vie présente pour faire autour de nous tout le bien que nous pouvons : nous accumulons ainsi un trésor que nous trouverons en arrivant au Ciel (cf. commentaire de dimanche dernier).

Attitudes d’âme à faire partager

Croire à la vie du Ciel, qui mérite de tout faire dans notre vie présente pour l’obtenir.
Attention aux autres, charité fraternelle.


Pour prier

Ce que vous aurez fait au plus petit d’entre mes frères, c’est à Moi que vous l’aurez fait…
Mais ce que vous n’aurez pas fait à l’un de ces petits, à Moi non plus vous ne l’avez pas fait. (Mt 25, 40-45)

Tout ce que vous aimeriez qu’on vous fasse, faites-le aux autres… (Mt 7, 12)