AND/06 – NOTRE-DAME DE LA SALETTE (dessin et récit)

LA SALETTE (ISÈRE) – EN 1846

LES LARMES DE NOTRE DAME

Nous sommes à 1800 m., déjà la haute montagne ! Plus d’arbres ni même de buissons à cette altitude, seulement de vastes étendues d’herbe et quelques sentiers pierreux…
Un grand silence règne tout alentour. Le ciel immense est magnifique, tout bleu, en ce matin d’un des derniers jours de l’été… La journée va être belle…
Mélanie, 15 ans, et Maximin, 11ans, qu’on appelle Mémin, gravissent le rude sentier avec leur petit troupeau : les quatre vaches de Mélanie, les quatre vaches de Mémin, plus une chèvre et un chien…
Ils sont originaires du même village de Corps, dans la vallée. Pourtant, les deux enfants ne se connaissent que depuis la veille, car ils habitent dans des hameaux assez éloignés dans la montagne.
Maximin est vif et gai. Mélanie est plutôt sauvage et renfermée. Hier, pendant qu’elle gardait ses vaches, toute seule, assise tranquillement sur l’herbe en faisant sa conversation “avec les petites fleurs du Bon Dieu”, comme elle dit, le petit Maximin s’est approché d’elle et a commencé à lui parler, mais elle n’avait pas du tout envie de lui répondre…
Comme elle a toujours été toute seule et n’a jamais joué avec personne, elle ne sait pas s’amuser et n’en a pas envie. Cela fait beaucoup rire Maximin, qui se moque un peu d’elle. Il finit quand même par l’apprivoiser. Le soir, ce sont deux amis qui descendent de la montagne. Ils décident de se retrouver le lendemain matin pour conduire leurs vaches sur l’alpage.

Le “paradis”

Ce beau matin du 19 septembre donc, Maximin et Mélanie gravissent le rude chemin empierré avec leur petit troupeau. Ramassons des fleurs, dit Mélanie, pour en faire un “paradis” ! (c’est ainsi que les enfants appelaient un petit oratoire fait de quelques pierres et décoré de fleurs).
A cette saison, la montagne est pleine de petites fleurs de toutes les couleurs et les enfants ont tôt fait d’en cueillir une abondante moisson ! Quel beau “paradis” cela va faire !
Après avoir conduit leurs bêtes pour boire à la fontaine, ils les font traverser le petit torrent de la Sezia et les mènent paître de l’autre côté du ruisseau.
Puis ils sortent de leurs sacs du pain et du fromage qu’ils mangent avec appétit. Maintenant, ils sont tranquilles pour construire un beau “paradis”. Ils courent chercher quelques pierres qu’ils disposent comme une petite chapelle. Ils la recouvrent de fleurs, avec des couronnes tressées de brins d’herbe et de petites fleurs suspendues par les tiges. C’est magnifique !
Ils contemplent leur petit oratoire puis, fatigués et satisfaits, finissent par s’endormir paisiblement, à côté du chien, sur l’herbe de la montagne…

L’apparition

Soudain, Mélanie se réveille : … plus de vaches !
Elle se lève d’un bond, réveille Maximin, gravit le petit monticule, et… ouf ! aperçoit les bêtes qui ruminent tranquillement sur une prairie voisine : elles aussi font la sieste !
En redescendant vers Maximin, elle voit tout à coup une grande lumière, plus brillante que le soleil, à l’endroit même de leur petit “paradis”.
– Mémin, vois-tu là-bas ?… Ah ! mon Dieu !
Elle est tellement surprise qu’elle laisse tomber le bâton qu’elle tient à la main. Maximin accourt et voit lui aussi cette sorte de globe lumineux plus resplendissant que le soleil, qui maintenant a l’air de s’ouvrir…
Dans cette lumière, apparaît une très belle Dame, assise en effet sur leur petit “paradis” (comment ne s’écroule-t-il pas ? ), la tête entre les mains.
Elle a l’air de pleurer. Mémin pense que c’est peut-être une maman poursuivie par ses méchants enfants et qui s’est réfugiée dans la montagne. Il voudrait pouvoir la consoler.

Mais voilà qu’elle se lève, elle croise un peu les bras en regardant Maximin et Mélanie. En effet, ses beaux yeux sont pleins de larmes. Elle dit :
“Avancez mes enfants, n’ayez pas peur, je suis ici pour vous annoncer une grande nouvelle.”
Maximin et Mélanie ont l’habitude de parler le patois de leur région, le Dauphiné, et comprennent à peine le français ; mais ils sont pleins de confiance en voyant cette belle Dame qui leur parle avec tant de douceur.
Elle est très belle, grande, majestueuse ; son vêtement est tout brillant, d’un éclat qui n’a “rien de matériel”, dira Mélanie.
Au cou, elle porte une très jolie croix d’or avec Notre Seigneur les bras étendus. Presque aux deux extrémités de la croix, d’un côté il y a un marteau (ce qui veut dire sans doute que nos péchés clouent Jésus sur la Croix), et, de l’autre, une tenaille (ce qui veut dire que notre repentir l’en détache).
La Dame a sur la tête une couronne de roses de toutes les couleurs, magnifiques, qui rayonnent et forment un diadème qui brille à lui tout seul “plus que notre soleil de la terre”…

Les larmes de Notre- Dame

Répondant à sa demande, Maximin et Mélanie s’approchent d’elle. Ils sont tout près. Elle leur dit :
“Si mon peuple ne veut pas se soumettre, je suis forcée de laisser aller le bras de mon Fils : il est si lourd et si pesant que je ne puis plus le retenir. Depuis le temps que je souffre pour vous !
Si je veux que mon Fils ne vous abandonne pas, je suis chargée de le prier sans cesse, et vous, vous n’en faites pas de cas. Vous aurez beau prier, beau faire, jamais vous ne pourrez récompenser la peine que j’ai prise pour vous.”
Et elle ajoute :
“Je vous ai donné six jours pour travailler. Je me suis réservé le septième et on ne veut pas me l’accorder. C’est cela qui appesantit tant le bras de mon Fils.
Ceux qui conduisent les charrettes ne savent pas parler sans y mettre le Nom de mon Fils au milieu. Ce sont les deux choses qui appesantissent tant le bras de mon Fils.”
Les deux fautes, si graves, qui font pleurer la Sainte Vierge et risquent d’attirer sur nous tant de malheurs sont celles qui sont commises contre les deuxième et troisième commandements. Rappelez-vous :
“Tu sanctifieras le Jour du Seigneur” et
“Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect”.
La Sainte Vierge pleure parce qu’on travaille le dimanche comme n’importe quel autre jour, alors que c’est un jour consacré au Seigneur.
Elle pleure aussi parce que les gens fatigués ou en colère emploient le Nom de Dieu en jurant sans aucun respect, alors qu’on ne devrait le faire qu’avec amour.
Pourquoi, 150 ans après ce message si important de La Salette, au cours duquel la Sainte Vierge n’a cessé de pleurer, y a-t-il encore des chrétiens qui travaillent le dimanche (en dehors, bien sûr, de ceux qui le font par les nécessités de la charité, comme les médecins, par exemple ) ?
Pourquoi y a-t-il encore des magasins ouverts le dimanche, et des chrétiens qui viennent y faire leurs courses, en oubliant que ce jour n’est pas un jour comme les autres ?
Sans doute les uns gagnent-ils plus d’argent, et les autres peut-être du temps, mais leur âme ?…
Voilà ce qui cloue Jésus sur la croix, voilà ce qui fait pleurer la Sainte Vierge, voilà ce qui appesantit tant le bras de son Fils, voilà la cause de nos malheurs : la désobéissance aux lois de Dieu.

A cause de nos péchés, récoltes compromises

La Sainte Vierge poursuit :
“Si la récolte se gâte, ce n’est qu’à cause de vous autres. Je vous l’ai fait voir l’année passée par les pommes de terre ; vous n’en avez pas fait cas ; c’est au contraire quand vous en trouviez de gâtées, vous juriez, et vous y mettiez le Nom de mon Fils. Elles vont continuer à se gâter, à la Noël, il n’y en aura plus.”
Maximin est bouleversé : plus de pommes de terre ! S’il n’y a plus de pommes de terre, qu’aurons-nous à manger ? pense t-il : c’est la principale nourriture des gens de la montagne…
La Dame continue :
“Si vous avez du blé, il ne faut pas le semer, car tout ce que vous sèmerez, les bêtes le mangeront, et ce qui viendra tombera en poussière quand vous le battrez. Il viendra une grande famine. Avant qu’elle arrive, les petits enfants au-dessous de 7 ans seront pris d’un tremblement et mourront dans les bras des personnes qui les tiendront. Les autres feront pénitence par la faim. Les raisins pourriront et les noix deviendront mauvaises”.

Le secret

Après ces mots, la Sainte Vierge dit un secret, très court, à Maximin. Mélanie voit ses lèvres bouger mais n’entend rien.
Puis elle s’adresse à elle :
“Mélanie, ce que je vais vous dire maintenant ne sera pas toujours secret : vous pourrez le publier en 1858 (…)”
Dans ce très long secret, la Sainte Vierge pleure sur le manque de piété et de ferveur des personnes consacrées à Dieu, perdues par l’amour de l’argent et des honneurs (…) Cela entraîne pour les peuples toutes sortes de malheurs et de punitions, car il n’y a plus personne pour implorer miséricorde et prier en faveur du monde (…)
La Sainte Vierge fait ensuite des recommandations pour le Pape Pie IX (qui ne sera élu que deux ans plus tard, en 1848) : qu’il se méfie de Napoléon, “qu’il combatte avec les armes de la foi et de l’amour ; je serai avec lui.”
La Sainte Vierge continue en parlant de l’Italie qui sera livrée à la guerre et à la persécution parce qu’elle n’a pas voulu se soumettre à la loi de Dieu. Et il est vrai qu’à cette époque l’Italie et l’Eglise ont traversé une crise très grave.
“En l’année 1864, poursuit la Sainte Vierge, Lucifer avec un grand nombre de démons seront détachés de l’enfer… Les mauvais livres abonderont sur la terre, et les esprits de ténèbres répandront partout un relâchement universel pour tout ce qui regarde le service de Dieu.”
Elle annonce que le Saint Père aura beaucoup à souffrir, que tous les chefs d’état n’auront qu’un seul but : faire disparaître tout principe religieux. (…)
“Ensuite, il y aura une guerre générale qui sera épouvantable… On croira que tout est perdu. Les justes souffriront beaucoup, leurs prières, leurs pénitences et leurs larmes monteront jusqu’au Ciel et tout le peuple de Dieu demandera pardon et miséricorde, et demandera mon aide et mon intercession.
Alors Jésus-Christ commandera à ses anges que tous ses ennemis soient mis à mort…
Alors se fera la paix, la réconciliation de Dieu avec les hommes ; Jésus-Christ sera servi, adoré et glorifié (…) Les nouveaux rois seront le bras droit de la Sainte Église qui sera forte, humble, pieuse, pauvre, zélée et imitatrice des vertus de Jésus- Christ (…)
Mais cette paix parmi les hommes ne sera pas longue : 25 ans d’abondantes récoltes leur feront oublier que les péchés des hommes sont causes de toutes les peines qui arrivent sur la terre.
Il y aura des guerres jusqu’à la dernière guerre, qui sera faite par les dix rois de l’Antéchrist (c’est-à-dire les ennemis de Dieu).
A ce moment du secret, la Sainte Vierge parle de l’Antéchrist (dont Saint Jean parle déjà dans ses Lettres) qui sera comme “le diable incarné”. Il provoquera et déchaînera toutes sortes de malheurs sur la terre et dans l’Église (…)
Mais, heureusement, il restera des âmes humbles conduites par l’Esprit Saint, avec qui le Seigneur combattra les démons.
Solennellement, la Sainte Vierge continue :
“J’adresse un pressant appel à la terre : j’appelle les vrais disciples du Dieu vivant et régnant dans les cieux (…) J’appelle les Apôtres des derniers temps, les fidèles disciples de Jésus-Christ qui ont vécu dans un mépris du monde et d’eux-mêmes, dans la pauvreté et dans l’humilité, dans le mépris et dans le silence, dans l’oraison et dans l’union à Dieu, dans la souffrance et inconnus du monde.
Il est temps qu’ils sortent et viennent éclairer la terre (…) Allez et montrez-vous comme mes enfants chéris, (…) combattez, enfants de lumière, vous, petit nombre qui y voyez ; car voici le temps des temps, la fin des fins.
L’Antéchrist se dira le sauveur du monde. Il s’élèvera avec orgueil (…) mais sera étouffé par le souffle de Saint Michel Archange ; il tombera, toutes ses oeuvres seront détruites (…) et tout sera renouvelé : Dieu sera servi et glorifié”.

Si les hommes se convertissent…

Ce long secret a été publié par Mélanie en 1879.
Avant, en juillet 1850, c’est-à-dire presque 4 ans après l’apparition, Maximin et Mélanie, qui venaient d’apprendre à écrire, ont rédigé, à l’archevêché de Lyon, chacun de leur côté, le récit de l’apparition de La Salette que le Pape Pie IX désirait connaître.
C’est pourquoi, quand on interrogeait ce pape sur le secret de La Salette – ce qui arrivait souvent – il répondait : “Vous voulez connaître le secret de La Salette ? : si vous ne faites pas pénitence, vous périrez tous !”
Après avoir donné à Mélanie ce secret, la Sainte Vierge reste encore un peu avec les enfants, ce 19 septembre 1846. Elle veut qu’ils sachent que, si les hommes se convertissent, le Seigneur les comblera de ses grâces :
“S’ils se convertissent, reprend-elle – pour tous les deux, cette fois, Maximin et Mélanie – les pierres et les rochers se changeront en blé, et les pommes de terre se trouveront ensemencées dans les terres.”

“Vous le ferez passer à tout mon peuple”

Puis la Sainte Vierge demande :
”Faites-vous bien votre prière, mes enfants ?
– Oh ! non, Madame, pas beaucoup !
– Ah, mes enfants, il faut la faire soir et matin. Quand vous n’avez pas le temps, dites au moins un Pater et un Ave ; et quand vous le pouvez, dites-en davantage.”
Elle ajoute : “Il ne va que quelques femmes un peu âgées à la messe. Les autres travaillent, le dimanche, tout l’été. L’hiver, quand ils ne savent que faire, ils ne vont à la messe que pour se moquer de la religion.
Pendant le Carême, ils vont à la boucherie comme les chiens. N’avez-vous pas vu du blé gâté, mes enfants ? ”
Maximin et Mélanie, ensemble, répondent “Oh ! non, Madame.”
Mais la Sainte Vierge rappelle comment, il y a quelque temps, Maximin en a vu chez un paysan, avec son père.
Il est très impressionné que la Sainte Vierge lui dise cela et répond en effet :”C’est bien vrai, Madame, je ne me le rappelais pas.”
Cette fois, la Sainte Vierge a terminé son message. Elle dit juste : “Eh bien ! Mes enfants, vous le ferez passer à tout mon peuple”
Elle traverse le ruisseau et une deuxième fois, sans se retourner ni s’arrêter, redit : ”Eh bien ! mes enfants, vous le ferez passer à tout mon peuple.”
Ce sont ses dernières paroles. Elle s’éloigne jusqu’à l’endroit où Mélanie était montée pour regarder où étaient les vaches.
Ses pieds ne touchent que le bout de l’herbe sans la faire plier. Arrivée sur la petite hauteur, la Sainte Vierge s’arrête et se retourne ; Maximin et Mélanie, qui l’ont suivie d’un même mouvement , se placent juste devant elle. Elle les regarde avec une tendre bonté qui les bouleverse.
“J’aurais voulu, avec les yeux fermés, m’élancer dans ses bras” dira plus tard Mélanie.
Puis elle s’élève insensiblement de terre, à environ un mètre de haut, reste là un court instant, regarde le ciel, regarde la terre puis disparaît peu à peu en se fondant dans le globe de lumière qui l’emmène vers le haut jusqu’à disparaître complètement dans le ciel…

M. le Curé derrière la porte

Un peu plus tôt que d’habitude, Maximin et Mélanie rassemblent leur petit troupeau pour le ramener au village. Ils s’occupent rapidement des bêtes à l’étable. Puis ils s’empressent de raconter ce qui s’est passé dans la montagne.
Avec raison, on leur conseille d’aller voir sans tarder M. le Curé… Le lendemain donc, dimanche 20 septembre, ils arrivent tous deux au presbytère : “Nous voudrions parler à M. le Curé. “
“Et que voulez-vous lui dire ? ”
Ils racontent à la vieille femme qui est là ce qui leur est arrivé. Puis la cloche de l’église sonne, la messe va bientôt avoir lieu.
M. l’abbé Perrin, curé de La Salette, qui avait tout entendu derrière la porte, l’ouvre avec fracas : il pleure, il se frappe la poitrine en disant :
“Mes enfants, nous sommes perdus, le Bon Dieu va nous punir ! Ah! mon Dieu, c’est la Sainte Vierge qui vous est apparue ! ”
Il part pour dire la messe et, juste après l’Évangile, raconte à ses paroissiens l’apparition qui vient d’avoir lieu, la veille, sur leur montagne. Il supplie ses paroissiens de ne plus travailler le dimanche, sa voix est entrecoupée de sanglots et toute l’assistance est très émue. (…)
Après tout cela, Maximin et Mélanie subiront d’innombrables interrogatoires, mais ne se laisseront jamais intimider par ceux qui se moquaient d’eux ou voulaient les faire taire.
La médisance et la calomnie ne les épargneront pas durant toute leur vie, spécialement Mélanie ; mais ils feront toujours front avec une étonnante dignité à toutes les persécutions :

”Comment pouvez-vous retenir des paroles qui vous ont été dites alors que vous ne les compreniez pas ?”
“Si la Sainte Vierge vous les avait dites, vous les retiendriez, Monsieur” répond Maximin.

Ou bien :

“La Dame, dites-vous, a disparu dans un nuage : c’est facile de s’envelopper dans un nuage et de disparaître !
– Eh bien Monsieur, répond crânement Mélanie, enveloppez-vous dans un nuage et disparaissez !”

Un message toujours actuel

En dépit de tout ce qu’on pouvait dire sur Maximin et Mélanie, l’évêque de Grenoble, en 1851, rendit son jugement et affirma que cette apparition était “indubitable et certaine”, autorisant le culte de Notre Dame de La Salette.
Une basilique fut construite peu après dans ce lieu sauvage et austère, où conversions et guérisons miraculeuses se sont multipliées. Les difficultés d’accès n’ont jamais découragé les pèlerins de venir ; certains font même toute la montée à pied à travers la montagne.
Les deux bergers de La Salette ont eu toute leur vie à souffrir de l’incompréhension et de la persécution. Mais, bouleversés par les larmes incessantes de la Sainte Vierge, ils ont fidèlement fait passer son message à tout son peuple, ainsi qu’elle le leur avait demandé.
“Je verrai avec grand plaisir, écrivait Mélanie, le “secret” circuler à pleins bords ; plus il se répandra, plus il éveillera de craintes salutaires et de nombreux retours à Dieu. Marie bénira ceux qui aideront à sa diffusion, car Elle veut formellement qu’on le fasse passer à tout son peuple. Nous sommes punis pour avoir négligé cet ordre absolu de la Mère de Dieu.”
150 ans après, soyons donc des apôtres fervents de ce message si important et actuel !