47 – LES COMMANDEMENTS PRÉSENTÉS AUX ENFANTS (pédagogie)

Cheminement pour leur en parler, en commençant par des exemples concrets…


Des exemples concrets pour mieux comprendre

Lorsqu’on aborde avec les enfants la leçon sur les Commandements, il est bon de donner quelques exemples concrets, pour leur en faire bien comprendre la valeur et la nécessité et, surtout, que ces règles nous ont été données par Dieu pour notre bien.

Ainsi, l’on peut faire la comparaison avec le code de la route, une règle du jeu, un mode d’emploi (d’un médicament, d’un appareil ménager, d’un produit d’entretien) : si on ne respecte pas les règles indiquées, que va-t-il se passer ?

Dans le cas du code de la route, ce sera un accident, plus ou moins dramatique…

Si l’un des joueurs triche et ne respecte pas la règle du jeu, très vite il y aura une brouille entre les joueurs, et le jeu sera interrompu …

Et si on ne suit pas le mode d’emploi… le malade peut mourir s’il ne respecte pas la dose indiquée, la machine se casse, le produit abîme au lieu de nettoyer,etc.

Nous voyons par là que, pour tout, il y a une règle à respecter : un « mode d’emploi ».

La vie surnaturelle n’échappe pas à cette loi générale : elle a à suivre des règles particulières qui sont, en quelque sorte, le « code de la route » pour le Ciel, ou encore le « mode d’emploi » de l’homme.

Ainsi, tout ce qui est du domaine matériel relève des lois physiques (médicaments, règles du jeu …), et ce qui est spirituel, des lois morales.

Ce mode d’emploi, ces règles divines, ce sont les dix commandements de Dieu.

« Mais si on nous commande, on n’est pas libre !… »

Prenons l’exemple d’un berger qui conduit son troupeau dans la montagne. Au cours de son itinéraire, il y a un passage très dangereux, très escarpé, avec un chemin étroit en surplomb au-dessus d’un précipice. Les moutons seront nombreux à y passer. Que va faire le berger ?
Avant de faire passer son troupeau, il ira placer une clôture tout le long de ce passage dangereux, pour protéger ses moutons. Il va les forcer à passer du bon côté.
La brebis ne se sent pas libre… ?

Ne pensons pas que les commandements de Dieu aient été établis de façon arbitraire, pour nous priver de liberté. Comme si Dieu, abusant de sa Toute-Puissance et agissant à la manière d’un tyran, se plaisait à compliquer la vie de ses sujets et à les « brimer » en multipliant commandements et interdictions. Ceux-ci seraient alors comme l’expression d’un caprice.

Il est essentiel de prémunir les enfants contre cette lourde erreur.

Les commandements nous sont donnés pour notre bien

Il est important qu’ils comprennent bien que les commandements nous sont donnés pour notre bien, qu’ils n’ont pas été établis arbitrairement :

lorsque Dieu défend quelque chose, « Tu ne tueras pas … tu ne mentiras pas … tu ne voleras pas … « , c’est que cette chose est mauvaise pour nous, pour notre âme, notre vie spirituelle : c’est précisément pour cela que Dieu nous la défend. Parce qu’Il nous aime et qu’Il veut notre bien.

Exemple : un flacon contient du poison. Si on en boit, on risque de mourir. Pour prévenir du danger, on met une étiquette rouge : « POISON ». Cela veut dire qu’il est interdit d’en absorber le contenu.
Aurait-on l’idée de dire qu’on « n’est pas libre » parce qu’il ne faut pas absorber le contenu du flacon qui est du poison ? Nous comprenons bien que l’étiquette est là comme une protection.

En plus, on peut remarquer que, lorsqu’on ne fait pas le bien, ou qu’on fait le mal, nous sommes malheureux ! Si on a menti ou volé quelque chose, après, on est malheureux. Si on s’est disputé avec son frère ou un copain, c’est pareil… On est toujours malheureux après avoir fait quelque chose de mal.

Dans le domaine de la loi morale, qui est un domaine non plus matériel, mais spirituel, on a plus de peine à comprendre que la règle soit la même que dans le monde physique.
C’est qu’en fait, la sanction est différée, reportée à plus tard… Et c’est cela qui nous trompe, qui nous fait oublier qu’il y aura une sanction, c’est-à-dire la ratification d’un acte, bon ou mauvais.

Comprenons bien que le mot « sanction » ne signifie pas uniquement « punition », même si c’est le plus souvent dans ce sens qu’on l’emploie. C’est la confirmation de la qualité de l’acte, bon ou mauvais.
La sanction d’un acte bon, ce sera la récompense ; celle d’un acte mauvais sera la punition.
Ainsi, le diplôme est la sanction des études réussies.

Les commandements sont la règle de la vie de l’âme

Ils sont la vie de l’esprit, en vue de la Vie éternelle.
Et c’est bien ainsi que l’ont compris tous les saints de l’Ancienne Alliance :

Si un homme marche dans la voie de mes préceptes
et garde mes jugements pour agir selon la vérité,
celui-là est juste, et il vivra de la Vie, dit le Seigneur Dieu. (Ez 18, 9)

Heureux l’homme… qui se plaît dans la loi du Seigneur, et qui la médite jour et nuit !
Il est comme un arbre planté au bord de l’eau, qui donne son fruit en son temps,
et dont le feuillage ne se flétrit pas : tout ce qu’il fait réussit. (Ps 1, 2-3)

Pour l’âme juste, les commandements ne sont pas vécus comme une contrainte, bien au contraire : c’est là qu’elle trouve joie et plénitude.

La Loi du Seigneur est sans tache, elle restaure les âmes.
Le commandement du Seigneur est fidèle, il donne la sagesse aux simples.

Les ordonnances du Seigneur sont droites, elles réjouissent les coeurs ;
le précepte du Seigneur est lumineux, il éclaire les yeux.

La crainte du Seigneur est sainte, elle subsiste à jamais ;
les décrets du Seigneur sont vrais, ils se justifient par eux-mêmes.

Sa Loi est plus désirable que l’or et les pierres précieuses,
plus douce que le miel qui coule des rayons.

Aussi ton serviteur les garde fidèlement.
A ceux qui l’observent, est réservée une magnifique récompense. (Ps 18, 8-12)