43.3.1 – PARLER AUX ENFANTS DU MYSTÈRE DE LA RÉDEMPTION (pédagogie)

Plan de ce document :
– Catéchèse sur le mystère de la rédemption : à quel âge ?
– Vérités à savoir sur ce mystère
– Mystère de la Rédemption et mystère pascal : une même réalité, vue sous deux angles différents
– Points principaux à mémoriser


Avant d’aborder ce sujet avec de jeunes enfants, il est conseillé aux parents et aux éducateurs d’étudier le document  Le mystère de la Rédemption.

Catéchèse sur le mystère de la Rédemption : à quel âge ?

Pour aborder ce sujet, délicat dans son contenu, et pour introduire la formule « MYSTÈRE DE LA RÉDEMPTION », on attendra l’âge de 8 ou 9 ans. Mais cet enseignement, absolument indispensable, aura été au préalable préparé au cours des toutes premières années :

par une formation spirituelle : cet enseignement sera d’autant mieux assimilé par les enfants que dès leur plus jeune âge, ils auront « vécu », dans la prière et la contemplation, le temps de la Passion, au cours du temps liturgique. Voir les documents :

Vivre la Semaine Sainte avec nos enfants

Un chemin de croix pour les petits

par un premier enseignement, proportionné à l’âge des enfants, en particulier à l’occasion de la préparation à la première communion, qui les aura déjà progressivement sensibilisés, à partir de 6 ou 7 ans, au sacrifice de la Croix, en relation avec le sacrifice de la Messe.

Vérités de base à savoir sur ce mystère

Qu’on aborde ce problème dans le cadre du temps liturgique ou en catéchèse, le mystère de la Rédemption est l’évènement central de notre foi chrétienne : notre salut par la Mort et la Résurrection de Jésus-Christ, notre Sauveur.
Ce mystère de la Rédemption constitue, avec le mystère de la Sainte Trinité et le mystère de l’Incarnation, l’un des trois principaux mystères de la foi chrétienne :

si Jésus, Dieu le Fils, deuxième Personne de LA SAINTE TRINITÉ,

est venu sur terre et s’est fait homme (INCARNATION),

c’est pour SAUVER les hommes (RÉDEMPTION). Le nom de « Jésus » signifie « Sauveur ».

Que signifie le mot « Rédemption » ?

Le mot « Rédemption » signifie « rachat », « libération ». C’est pour pouvoir nous RACHETER (Rédemption) que Jésus a voulu se faire homme (Incarnation). C’est ce qu’on appelle le mystère de la Rédemption.

Si nécessaire, rappeler rapidement ce qu’est un « mystère ».

Ce mot signifie « secret », chose cachée : le « secret de Dieu ». C’est une VÉRITÉ qui reste cachée à notre intelligence parce qu’elle la dépasse (mais sans être contraire à la raison), à tel point qu’on ne peut la connaître sans une révélation divine.

Accepter le mystère, c’est faire un acte de foi, de confiance en la parole de Dieu.

Par le péché, l’homme s’était séparé de Dieu

On ne peut comprendre la Rédemption sans remonter à la source, à cette longue histoire de l’humanité depuis le péché originel : créé pour Dieu et pour le Ciel, l’homme s’est détourné de Dieu et le Ciel lui était fermé : malheur irréparable.
Mais la volonté de Dieu était de nous faire « renaître » (Jn 3, 5), de nous faire participer à sa vie divine.
C’est la Vie surnaturelle, la vie de l’âme unie à Dieu.

Par son sacrifice sur la Croix, Jésus nous a réconciliés avec Dieu

En prenant notre humanité, Jésus a réparé à notre place l’offense faite à Dieu et nous a réconciliés avec Dieu notre Père. Cela s’est fait au prix de sa Passion et de sa Mort sur la Croix :

Il a donné sa vie pour nous RACHETER DU MAL (le péché), nous REPRENDRE AU DÉMON qui nous tenait en servitude depuis le péché originel, nous en LIBÉRER, nous arracher à la mort éternelle (l’enfer), nous rouvrir le Ciel (union à Dieu).

Il n’a pu souffrir et mourir le Vendredi-Saint que parce qu’Il était homme.
Mais, étant Dieu, Il a le pouvoir de donner sa vie et de la reprendre (Jn 10, 18) : c’est parce qu’Il est Dieu qu’Il a pu ressusciter au matin de Pâques.

Par sa Résurrection, Jésus nous rend capables de « vivre pour Dieu »

Par sa mort, Jésus nous a obtenu de pouvoir, à notre tour, « mourir au péché ».
Par sa Résurrection, Il nous obtient de revivre à la vie de la Grâce : « vivre pour Dieu ». (Rm 6, 11)

C’est le mystère pascal : par Jésus, avec Jésus, passer de la mort à la vie.
Marchons donc maintenant comme des ressuscités, comme des enfants de Lumière. (Ep 5, 8)

Cela nous est possible maintenant, grâce à Jésus-Christ notre Sauveur :

– non seulement Il nous a montré le chemin, qui passe par la Croix (Je suis la Voie Jn 14, 6)
et nous a donné son enseignement (Je suis… la Vérité),

– mais, par ses SACREMENTS, Il nous procure toutes les forces qui nous sont nécessaires (Je suis… la Vie) pour avancer sur la voie du Ciel et nous conduire vers le Ciel, notre vraie destinée.

Par son EXEMPLE et par ses ENSEIGNEMENTS, Il nous montre comment y arriver. (le Bon Pasteur)

Mystère de la Rédemption et mystère pascal :
une même réalité, vue sous deux angles différents

On ne peut (on ne doit…) jamais dissocier les deux événements : MORT ET RÉSURRECTION.

Dans le mystère de la Rédemption, nous considérons la Passion de notre Sauveur,

dans le mystère pascal, nous contemplons sa Résurrection.

Le mystère de la Rédemption est, très précisément, celui de notre rachat par Jésus-Christ, Dieu et homme, mort sur la croix pour nous sauver : comment Dieu a-t-il pu nous aimer à ce point de mourir pour nous, pour nous racheter, nous libérer du démon et nous arracher à l’esclavage du péché ?

Le mystère pascal est celui du PASSAGE DE LA MORT A LA VIE, par la Résurrection de Jésus : grâce à Lui, nous pouvons maintenant vaincre le mal, « mourir au péché », et « vivre pour Dieu ».

Seul le sacrifice de Jésus sur la Croix, cet unique sacrifice prolongé au long des siècles par le sacrifice de la messe, peut nous obtenir ce retour à la vie, cette vie divine que nous avions perdue depuis le péché originel.

Au cours de la Semaine Sainte, nous avons uniquement à méditer le mystère de la Rédemption, en contemplant les souffrances indicibles que Jésus a supportées avec une patience infinie pour nous.

Ce qui doit nous amener à :

– prendre conscience de la place du péché dans notre vie

– avoir un profond regret de nos fautes

– former la ferme résolution de nous en corriger avec la grâce que Jésus seul peut nous donner.

… et donc nous inviter à une conversion : à changer de vie, sachant tout ce que nos péchés ont coûté à Jésus…

Mais dès le jour de la Résurrection, nous ne contemplons plus les souffrances de notre Sauveur.

Nous contemplons sa GLOIRE DE RESSUSCITÉ et nous nous associons à son immense joie, en particulier à travers le récit des différentes apparitions à ses disciples. C’est cette contemplation qui nous obtiendra la grâce de vivre comme des ressuscités, et dans la joie du mystère pascal.

 Questions du catéchisme à mémoriser

Depuis la parution du CATÉCHISME DE L’ÉGLISE ABRÉGÉ, la formule des questions-réponses est remise à l’honneur. N’hésitons donc pas à nourrir la mémoire, l’intelligence et le cœur de nos enfants avec quelques questions à mémoriser.

Qu’est-ce que le mystère de la Rédemption ?

Le mystère de la Rédemption est le mystère de Jésus-Christ mort sur la croix pour racheter tous les hommes.

Jésus-Christ a-t-il vraiment racheté tous les hommes ?

Oui, Jésus-Christ a vraiment racheté tous les hommes car, par sa vie, par ses souffrances, par sa mort et sa résurrection, il leur a mérité le pardon de leurs péchés et les grâces nécessaires pour obtenir le ciel.

Jésus a pu souffrir parce qu’il est homme, mais ses souffrances et sa mort ont un prix infini parce qu’il est Dieu.

Qu’a souffert Jésus-Christ pour nous racheter ?

Pour nous racheter, Jésus-Christ a souffert une cruelle agonie. Il a été trahi par Judas, couronné d’épines, flagellé, condamné par Ponce Pilate. Enfin, il est mort cloué sur la croix.

Mais la plus grande souffrance de Jésus pendant la Passion était de se sentir comme écrasé par le grand nombre et la laideur de nos péchés et par l’ingratitude des hommes.

Pourquoi Jésus-Christ a-t-il voulu tant souffrir ?

Jésus-Christ a voulu tant souffrir pour nous montrer davantage son amour et nous donner une plus grande horreur du péché.

Où et quand Jésus-Christ est-il mort ?

Jésus-Christ est mort à Jérusalem sur le Calvaire, le Vendredi-Saint, vers trois heures de l’après midi.

Pour s’assurer de sa mort, un soldat lui perça le cœur d’un coup de lance.

Que veulent dire ces mots : « a été enseveli » ?

Ces mots « a été enseveli » veulent dire qu’après la mort de Jésus, son corps fut détaché de la croix et mis au tombeau.

Jésus fut détaché de la croix par ses amis. L’un d’eux, Joseph d’Arimathie, donna, pour la sépulture de Jésus, un tombeau qu’il possédait tout près du Calvaire.