41 – PARLER AUX ENFANTS DU SENS DU SACRIFICE (pédagogie)

Ce document propose les éléments pour entreprendre, progressivement, un premier enseignement sur le sacrifice avec des enfants.
Comme toujours, à adapter cas par cas…


L’ensemble de cet enseignement sur le sacrifice convient normalement à partir de 6 ou 7 ans.

Le schéma proposé ici indique la progression à suivre. Il constitue une simple trame, à re-découper en plusieurs leçons, selon l’âge et la maturité des enfants auxquels cet enseignement est destiné.

Nous insistons surtout sur le fait qu’il ne faut jamais introduire dans un enseignement, quel qu’il soit, qu’un seul élément nouveau à la fois. Sinon, l’enfant mélangera tout.

Ce schéma devra donc être adapté en fonction des enfants auxquels il est destiné et du cadre dans lequel il est donné (famille, groupe d’éveil à la foi, catéchisme…)

Par exemple, l’histoire d’Abel peut sans difficulté être racontée à des enfants dès 4 ou 5 ans, dans le cadre de récits successifs d’histoire sainte ; mais surtout sans parler, à cet âge, de l’épisode suivant (le meurtre d’Abel par Caïn), pour lequel on attendra quelques années encore…

L’intérêt de ce récit est de faire comprendre aux enfants encore très jeunes l’importance du sacrifice dans notre vie (la leur et la nôtre), qu’il consiste à offrir à Dieu ce qu’on a de meilleur, et le Lui offrir de tout son cœur : ce que des petits de 4 ans sont tout à fait capables de bien comprendre pour, ensuite, le mettre en application dans leur vie.

Notons enfin que ce premier enseignement sur le sacrifice sera d’autant mieux reçu et compris que la pratique du sacrifice et du renoncement dans la vie quotidienne aura été entreprise de bonne heure.

Qu’est-ce qu’un sacrifice ?

Pour bien comprendre ce que ce mot veut dire, nous allons d’abord remonter au tout début de l’histoire des hommes, au temps d’Adam et Eve.

Rappel de l’histoire d’Adam et Ève

Vous vous rappelez l’histoire d’Adam et Ève ?
Dieu les avait mis dans un grand jardin merveilleux qu’on appelait le… paradis terrestre. Ils étaient heureux et tout allait bien. Mais, un jour, ils ont désobéi à Dieu, à cause du méchant… ? démon.

Comme ils ont désobéi à Dieu, ils ont été chassés du paradis terrestre, et une nouvelle vie a commencé pour eux, remplie de misères et de souffrances. Pour pouvoir manger, ils ont dû apprendre à cultiver la terre, qui était dure et pleine de cailloux, de ronces et de chardons : c’était très fatigant.
Il faisait trop chaud, ou trop froid…
Et surtout, ils avaient perdu l’amitié de Dieu qui était leur bien le plus précieux.
Bien sûr, ils ont demandé pardon à Dieu de Lui avoir désobéi. Mais ils ne pouvaient plus revenir au paradis terrestre.

Pourtant, au milieu de toutes leurs misères, Dieu leur avait donné une consolation : un jour, Il leur enverrait un SAUVEUR. Et cette espérance leur donnait du courage. Ils savaient que Dieu, le Tout-Puissant, les aimait encore.
Et, dans leur cœur, ils L’adoraient, c’est-à-dire qu’ils admiraient sa Grandeur et sa Toute-Puissance.

Et en signe d’ADORATION, pour dire à Dieu qu’ils L’aimaient, pour reconnaître aussi qu’ils Lui devaient tout, pour Le remercier de leur avoir tout donné, ils offraient à Dieu des SACRIFICES, c’est-à-dire des offrandes sacrées.

Un « sacrifice », c’est une offrande à Dieu

Ce mot vient du latin : « sacrum facere« , ce qui veut dire « faire une chose sacrée ».

Un sacrifice est une offrande que l’on fait à Dieu,

– d’abord, pour L’honorer, reconnaître sa grandeur et sa puissance : pour L’ADORER ;

– ensuite, pour Le REMERCIER de tout ce qu’Il leur avait donné, et aussi Lui montrer qu’ils voulaient rester ses amis ;

– quelquefois aussi pour LUI DEMANDER PARDON, s’ils avaient fait quelque chose de mal, pour montrer leur désir de réparer et de refaire la paix avec Lui : on appelle cela « se réconcilier ».

(détails complémentaires, pour des enfants plus grands, à la fin de ce document :
« les trois sortes de sacrifice »)

Qu’est-ce que Adam et Eve vont offrir à Dieu ?

Quelque chose parmi ce qu’ils possédaient : soit des produits de la terre (des fruits, des légumes) soit un animal de leur troupeau. Ce qui leur permettait de se nourrir.

Ce n’était pas très riche, mais c’est tout ce qu’ils avaient à offrir et ils L’offraient de tout leur cœur pour montrer à Dieu qu’ils L’aimaient.

L’autel du sacrifice

Pour offrir un sacrifice, on mettait l’offrande sur un autel : c’était une sorte de table en pierre qu’on faisait exprès pour offrir le sacrifice : elle ne servait à rien d’autre qu’au sacrifice.
Et, pour bien montrer à Dieu que cette offrande était juste pour Lui, qu’on ne s’en servirait pas autrement, on y mettait le feu.

Le sacrifice d’Abel

Adam et Ève avaient appris à leurs enfants à faire comme eux : à offrir à Dieu des sacrifices.

Qui se rappelle le nom de leurs enfants ? L’aîné s’appelait… ? Caïn. Et le second ? Abel.
L’aîné, Caïn, avait pour travail de cultiver la terre. Ce qu’il va offrir à Dieu, ce sera quoi ? des fruits, des légumes. Le second, Abel, gardait le troupeau. Que va-t-il pouvoir offrir ? Un petit agneau.

Est-ce que Dieu avait vraiment besoin des fruits ? ou du petit agneau ?

Non. Mais par ces offrandes, Dieu va voir si notre cœur est bon. Ce qui Lui plaît, c’est la PURETÉ DE notre CŒUR, notre désir de Lui obéir, de faire sa Volonté. C’est cela le vrai sacrifice qui plaît à Dieu.

Dieu accepte ou refuse notre offrande selon la pureté de notre cœur

Car tout dépend de ce qu’on a dans son cœur…

Il arriva que Caïn présenta des produits du sol en offrande au Seigneur,
et qu’Abel de son côté offrit des premiers-nés de son troupeau, et ce qu’il avait de plus gras.
Or, le Seigneur agréa Abel et son offrande, mais il n’agréa pas Caïn et son offrande,
et Caïn en fut très irrité et eut le visage abattu. » (Gn 4, 3-5)

Abel choisissait avec amour le plus joli petit agneau de son troupeau, le plus blanc, le plus doux : c’est celui-là qu’il offrait au Seigneur, et il l’offrait de tout son cœur.

Le Seigneur voit le fond des cœurs : Il a bien vu qu’Abel offrait son sacrifice de tout son cœur, et c’est pourquoi Il l’a reçu avec plaisir.
Mais celui de Caïn, Il n’en a pas voulu, Il l’a rejeté. Pourquoi ? Parce que son cœur n’était pas bon.

Ou bien il faisait son offrande à regret, pas de bon cœur, ou bien il gardait pour lui les plus beaux fruits et en offrait d’autres moins beaux : on ne sait pas.
Mais ce qui est sûr, c’est que Dieu n’agréa pas son offrande

Lorsqu’on offre un sacrifice à Dieu, il faut que cette offrande Lui plaise et qu’Il l’accepte.

Mais lorsqu’on a bien fait son offrande de tout son cœur, en échange, Dieu met dans notre cœur une grande joie, celle d’avoir fait sa volonté, et une grande paix, celle des vrais AMIS DE JÉSUS.
C’est ainsi qu’une petite fille très généreuse, qui savait bien toujours offrir à Dieu ce qu’elle avait de meilleur, disait, à 9 ans :

On a bien des joies sur la terre, mais elles ne durent pas.
La seule qui dure, c’est celle d’avoir fait un sacrifice. (Anne de Guigné 1911-1922)

Que faut-il retenir de cette histoire ?

Dieu voit le fond des cœurs, il connaît les intentions de chacun.
Ce qui Lui est agréable, c’est la pureté d’intention, c’est-à-dire : ce que nous offrons d’un cœur joyeux et avec foi, avec le désir de faire sa Volonté et de Lui plaire.

L’histoire du sacrifice d’Abel nous fait comprendre le vrai sens du sacrifice.

Le sacrifice, c’est offrir à Dieu ce qu’on a de meilleur.
Pour cela, il faut accepter de s’en priver pour le donner à Dieu.
Mais pour que Dieu veuille bien recevoir ce sacrifice, l’accepter,
il faut aussi l’offrir de tout son cœur et pour faire sa Volonté.

L’offrande de notre cœur

On n’offre plus à Dieu, comme dans l’Ancien Testament, des animaux qu’on égorge… Mais ce que le Seigneur nous demande, c’est l’offrande de notre cœur, de notre volonté, de notre OBÉISSANCE :

Le Seigneur se plaît-il aux holocaustes et aux sacrifices ?
Ne demande-t-il pas plutôt que l’on obéisse à sa voix ?…
L’obéissance est meilleure que les victimes
et il vaut mieux se soumettre à sa voix que de Lui offrir les béliers les plus gras. (1 S 15, 22)

Ce qui compte aux yeux de Dieu, c’est bien cette offrande de notre cœur.
Avez-vous bien compris cela ?

Offrir à Dieu ce qu’on a de meilleur, ce n’est pas toujours facile…

Seulement voilà : pour faire don au Seigneur de ce qu’on a de meilleur, il faut ACCEPTER DE S’EN PRIVER.

Alors nous devons nous poser la question : sommes-nous toujours capables de nous priver volontairement de ce qu’on a de meilleur, ou de ce qu’on préfère, ou ce qui nous coûte le plus, pour l’offrir à Dieu, pour faire sa Volonté ?

C’est là que, quelquefois, le sacrifice devient difficile ! Car il peut arriver – et même il arrive souvent – que cela nous coûte de nous priver de ce qu’on aime : on n’a pas du tout envie de s’en priver…

C’est là que Dieu voit les cœurs généreux, ceux qui L’aiment vraiment « plus de tout ».

Mais c’est là aussi que notre sacrifice prend tout sa valeur, si nous savons le faire avec le sourire : car Dieu voit le fond de notre cœur.

« Quand tu jeûnes, parfume-toi la tête… » (Mt 6, 18)

Autrement dit : quand tu fais quelque chose qui te coûte, mais que tu veux faire pour plaire à Dieu : garde le sourire, sois de bonne humeur, patient, joyeux…

Quels sacrifices allons-nous offrir à Dieu ?

– D’abord, on peut offrir à Dieu le temps de notre PRIÈRE : c’est « brûler » du temps pour Lui, comme une fumée d’encens. Mais pour que l’offrande de notre prière Lui soit agréable, il faut que notre cœur reste présent, attentif à Lui, ce qui veut dire : ne pas penser à autre chose… Et aussi, bien se tenir.

– Ensuite, le vrai sacrifice, celui qui plaît à Dieu, c’est toujours que nous fassions sa volonté. Cela va donc commencer par…? L’OBÉISSANCE. Et souvent c’est cela qui nous coûte beaucoup !…

– Ce que Dieu veut aussi de nous, c’est que nous fassions plaisir aux autres :

« Aimer Dieu de tout son cœur, et son prochain comme soi-même,
cela vaut mieux que tous les holocaustes et sacrifices ». (Mc 12, 33)

Comment allons-nous pouvoir aimer les autres, leur faire plaisir ? (… laisser venir les réponses)
Prêter ses affaires – céder dans une dispute ou dans un jeu – rendre un service que maman nous demande…

« De tout, nous pouvons faire un sacrifice »

Connaissez-vous l’histoire des trois petits bergers de Fatima, au Portugal ? En 1917, ils ont eu des visites de la Sainte Vierge qui leur est apparue plusieurs fois. C’est une histoire très célèbre.

Mais auparavant, pour les y préparer, ils avaient eu plusieurs visites d’un ange. Un jour, l’ange leur a demandé s’ils voudraient bien « faire des sacrifices » pour réparer les péchés des hommes et sauver les pécheurs.
Ils ont dit « oui », mais ils ont posé la question : « Comment allons-nous faire des sacrifices ? »

Et l’ange leur a répondu : « De tout, vous pouvez faire un sacrifice« .

C’est-à-dire : se priver d’un verre d’eau quand on a soif, supporter un mal de tête, rendre un service, s’appliquer à son travail de classe même si on a envie d’aller jouer, garder le sourire au lieu de grogner quand on a quelque chose d’ennuyeux à faire…, se retenir de dire une parole désagréable à son frère ou sa sœur…

Demandons à Jésus de nous aider

Nous voyons donc bien que le sacrifice, ce n’est pas toujours facile ! Souvent cela nous coûte.
Jésus le sait bien. Et Il nous l’a dit : Sans Moi, vous ne pouvez rien faire. (Jn 15, 5)
Aussi, il va venir à notre aide.
Il suffit que nous Lui demandions de nous aider, et Il nous envoie sa GRÂCE, sa force, pour nous donner le courage de faire ce qui nous coûte ou qui nous est difficile.

Un bel exemple de véritable sacrifice

C’est l’histoire du panier d’osier de saint François. Cette histoire peut nous aider à bien comprendre ce qu’est un vrai sacrifice.

Saint François avait fait un joli panier d’osier : il était très réussi, et tout le monde l’admirait !…
Et voici qu’un jour, Frère Léon – un des religieux de sa communauté – aperçoit saint François en train de faire du feu. Il s’approche : quelle n’est pas sa surprise quand il voit que c’est le panier qui est en train de brûler. Très étonné, il demande à saint François :

– Mais pourquoi as-tu fait cela ? Tu ne le trouvais pas réussi ?
– Si ! Trop, même.
– Et alors, pourquoi le brûles-tu ? Tu sais que Frère Sylvestre en avait besoin.
– Je sais. Je lui en ferai un autre sans tarder. Mais celui-là, il fallait que je le brûle. C’était plus urgent.
– Mais pourquoi ?
– Parce qu’il m’a donné des distractions pendant ma prière, au point d’accaparer toute mon attention. Il était juste qu’en retour, j’en fasse le sacrifice au Seigneur.
– Tout de même ! Si on devait brûler tout ce qui nous donne des distractions, on n’en finirait pas de tout brûler !
– Oui, tu as raison, Frère Léon. Mais l’important, c’est d’être prêt à en faire le sacrifice au Seigneur. A cette condition seulement, l’homme garde son âme libre et attentive à Dieu.
Ce qui est plus important que tout, vois-tu, c’est de conserver précieusement en nous ce sens de la présence de Dieu, que jamais ne s’éteigne en nous cette petite flamme de notre attention à Dieu.

Saint François, sans hésitation, supprime ce qui fait écran entre Dieu et lui. C’est bien là l’exemple d’un saint : « NE RIEN PRÉFÉRER A L’AMOUR DE DIEU« . Il ne fait pourtant qu’appliquer à la lettre la recommandation du Seigneur :

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur … et plus que tout. »

Est-ce que, comme saint François, je mets vraiment, moi aussi, Dieu en premier dans ma vie ?
Et pensons-nous assez que nous sommes TOUS appelés à devenir des saints… ?

(« version enfantine », d’après : Eloi Leclerc, Sagesse d’un pauvre)

Le sacrifice de Jésus

Après l’histoire du sacrifice d’Abel, la Bible raconte beaucoup d’autres exemples de sacrifices offerts à Dieu. Nous pourrons les raconter une autre fois.

(Noé : Gn 8, 20 – Abraham : Gn 22,13 – Melchisédech : Gn 14, 18)

Tout au long de l’histoire, les hommes ont continué à offrir à Dieu des sacrifices.
Mais on n’a plus besoin, maintenant, comme dans l’Ancien Testament, d’offrir à Dieu des animaux qu’on égorge… Ces animaux n’étaient que l’annonce, à l’avance, du SEUL VRAI SACRIFICE qui puisse être vraiment agréable à Dieu : c’est celui de Jésus, son Fils.

Souvenez-vous : nous avons dit, tout au début de la leçon sur le sacrifice d’Adam et Eve, que Dieu, pour les consoler d’avoir perdu le paradis terrestre et l’amitié de Dieu, leur avait promis un Sauveur.

Qui est ce Sauveur ? Vous le savez bien : c’est Jésus.
Et comment a-t-Il sauvé les hommes ? En mourant pour eux sur la Croix. Ce jour-là, il a offert sa vie en sacrifice pour tous les hommes, pour réparer tous les péchés de tous les hommes de tous les temps.

Car les hommes avaient beau offrir à Dieu des sacrifices, ils ne pouvaient pas, tout seuls, réparer l’immense offense faite à Dieu par leurs péchés.
Une seule personne pouvait réparer, pour tous les hommes et à leur place : c’est Jésus, parce qu’Il est à la fois homme et Dieu.

Le sacrifice de la Croix

Parce qu’Il est homme, Il pouvait souffrir et mourir : Il a offert ses souffrances et sa mort sur la Croix, pour nous, à notre place.

Parce qu’Il est Dieu, son sacrifice avait une valeur infinie. Et c’est ainsi qu’Il a réparé NOS péchés, qu’Il nous a réconciliés avec Dieu son Père, ce qui veut dire que Dieu nous a pardonné et nous accepte pour ses enfants… à condition que nous passions PAR Jésus : en Lui ressemblant autant que nous pouvons.

Et maintenant, si Dieu veut bien accepter nos sacrifices, ce n’est que si nous les offrons unis à celui de Jésus.

Tout ce que nous faisons de bien pour plaire à Dieu, il faut le faire en union avec le sacrifice de Jésus.

Le sacrifice de la Messe

Le sacrifice que Jésus a offert une fois sur la Croix a suffi pour que Dieu pardonne à tous les hommes de tous les temps.

Mais Jésus a voulu que nous puissions participer à son sacrifice, Il a voulu que son sacrifice puisse se renouveler tous les jours, pour que tous les hommes de tous les temps puissent s’y unir.
C’est ce qui se passe à la Messe.

La Messe, c’est le renouvellement du sacrifice de la Croix, mais d’une manière non sanglante. C’est pourquoi Il a dit à ses Apôtres, à la fin du repas de la Cène le Jeudi-Saint :« Vous ferez ceci en mémoire de Moi ».

Chaque fois que nous participons à la Messe, nous participons au Sacrifice de Jésus sur la Croix : c’est là que nous pouvons recevoir toutes les grâces que Dieu veut nous donner par Jésus.

Les trois sortes de sacrifices

Avec des enfants plus grands (à partir de 8 ans environ), on pourra détailler cette partie, plus « scolaire », dans une autre leçon.

Un sacrifice est une offrande faite à Dieu.

(Ce mot vient du latin : sacrum facere = faire une chose sacrée)

Nous avons vu, déjà, que, lorsque Adam et Eve ont offert les premiers sacrifices, ils avaient trois intentions principales :

1 – pour honorer Dieu, reconnaître sa grandeur et sa puissance : pour L’ADORER ;

2 – pour Le REMERCIER de tout ce qu’Il leur avait donné, Lui « rendre grâces », et Lui montrer qu’ils voulaient rester ses amis ;

3 – pour LUI DEMANDER PARDON, lorsqu’on a fait quelque chose de mal, pour montrer qu’on veut réparer.

1 – La première sorte, pour adorer Dieu, s’appelle le sacrifice de louange, ou « Holocauste »

C’est la manière, pour l’homme, de reconnaître que Dieu est le souverain Maître de tout et que nous dépendons entièrement de Lui.

2 – La deuxième, pour remercier Dieu de ses bienfaits, ou Lui demander ses faveurs, s’appelle le sacrifice pacifique ou « eucharistique » (ce mot veut dire « pour rendre grâces »).

3 – La troisième, pour demander pardon de ses péchés, c’est le sacrifice expiatoire, ou « sacrifice pour le péché« .

Nous verrons une autre fois que le sacrifice de Jésus, sur la Croix, d’abord, puis à la Messe, réalise à la fois ces trois sortes de sacrifice.