31 – EXEMPLE DE PRIÈRE GESTUÉE (conseils pratiques)

Le début du psaume 94 (versets 1 à 7 – les v. 8 à 11 ne seront à introduire que plus tard.) est très facile à apprendre aux petits,
précisément en raison des gestes qui peuvent accompagner les paroles.


Rappelons-nous qu’un petit de  3-5 ans « comprend en bougeant » : c’est par le geste qu’il va comprendre une idée ou mémoriser une poésie (c’est bien pourquoi, dans les classes de maternelle, on accompagne de gestes les comptines ou les petites poésies qu’on leur fait apprendre).

A cet âge, c’est le geste qui soutient la mémoire et fait retenir la parole.

Les gestes de cette prière sont ici indiqués dans le texte même de la prière : ils marquent bien l’impérieuse nécessité pour l’homme de « se faire petit » devant Dieu.

Entrez, inclinez vous, prosternez-vous : adorons le Seigneur qui nous a faits !

« Se faire petit » devant Dieu », première attitude fondamentale de l’homme devant Dieu : l’adoration.
Mais cette prière est aussi toute une première catéchèse dont l’enfant va s’imprégner tout naturellement : c’est Dieu qui a tout créé, c’est Lui qui nous a faits et nous sommes à Lui.

Une précision cependant : les gestes que nous indiquons ici, à l’intention des petits de 3-5 ans, sont soit des gestes « pédagogiques » soit des gestes « liturgiques », ceux que fait le prêtre ou que nous faisons à l’église (inclinaison, génuflexion) . Ces gestes sont  destinés à aider le petit enfant à mémoriser les paroles de la prière.
Dès qu’il grandira, il n’en aura plus besoin : de lui-même il abandonnera ces gestes, mais la prière restera acquise.

Nous avons pris ici l’exemple du psaume 94… vous pouvez l’appliquer à beaucoup d’autres prières.

 Venez, crions de joie pour le Seigneur !

Acclamons notre Rocher, notre salut !

Bras ouverts comme pour appeler les amis

on s’incline avec respect pour saluer le Nom de Dieu

 Allons jusqu’à Lui en rendant grâces,

Par nos hymnes de fête acclamons-Le !

Bras ouverts comme un enfant qui court vers son père
 Oui, le grand Dieu, c’est le Seigneur,

le grand Roi au-dessus de tous les dieux

 On élève les mains le plus haut possible au dessus de sa tête
Il tient en main les profondeurs de la terre, On se baisse, les mains ouvertes en creux pour « tenir la terre » entre ses doigts
et les sommets des montagnes sont à Lui. Sur la pointe des pieds, mains élevées devant soi, souples avec un mouvement pour dessiner un cime de montagne
À Lui appartient la mer, c’est Lui qui l’a faite  Mains étendues devant soi et s’écartant l’une de l’autre pour tracer la ligne d’horizon
Et les terres, car ses mains les ont pétries.  Les mains rapprochées, en arrondi, comme pour tenir la boule terrestre (ou encore geste de la pâte à modeler)
Entrez, inclinez vous, prosternez-vous

Adorons le Seigneur qui nous a faits.

On s’incline profondément

Le geste est tout indiqué : on fléchit le genou (1)

Oui, Il est notre Dieu Mains croisées sur son cœur, on baisse la tête
Nous sommes le peuple qu’il conduit

le troupeau guidé par sa main

La tête se relève, bras ouverts dans un geste de confiance

(1) Le texte latin est plus précis : genua flectamus ! = fléchissons les genoux.
Le geste de l’adoration, c’est bien, effectivement, de s’agenouiller devant Dieu pour reconnaître sa Grandeur.

Voir, sur le fond, mémoire et formation religieuse.