31.0 – LE SILENCE DANS NOTRE VIE (conseils pratiques)

Ce document est la présentation d’une étude en quatre parties sur l’importance du silence.
Pour nous comme pour nos enfants, le silence
est une précieuse source d’équilibre et un préalable indispensable à la prière.


Dans le monde bruyant et agité où nous vivons, il semble que tout conspire contre le silence.
Tout s’y oppose et risque, si nous n’y prêtons pas attention, de nous entraîner dans une spirale infernale d’agitation et d’énervement.

Or, le silence est un bien précieux, une source d’équilibre indispensable, tant pour nous-mêmes que pour l’éducation de nos enfants.
Plus encore, c’est une introduction indispensable à la vie de prière.

Aussi pouvons-nous nous poser quelques questions :

– quelle place le silence tient-il dans notre vie ?
– aimons-nous le silence, ou le considérons-nous comme un vide difficile à supporter ?
– savons-nous au contraire le goûter, l’apprécier et, dans ce cas, préserver dans notre vie des instants de silence, de recueillement ?

Si nous apprécions le silence, s’il nous est nécessaire, nous chercherons à le pratiquer d’une manière habituelle, à le vivre nous-mêmes. Il devient alors pour nous comme une seconde nature. C’est lui qui nous aide

– à résister à l’agitation, toujours si destructrice,
– à rester calmes, même dans la bousculade ou l’urgence,
– et ainsi à rester maîtres de nous-mêmes.

Alors, et alors seulement, nous saurons le faire vivre aux enfants et le leur faire aimer.

L’objectif de cette étude sur le silence (en quatre parties) est de proposer une réflexion approfondie sur ce sujet.

Elle peut nous aider à découvrir la valeur du silence
et nous permettre de voir comment le mettre en pratique dans notre vie quotidienne.

Nous verrons que le silence est moins une question d’absence de bruit que d’une disposition intérieure de l’âme qui parvient à se maintenir dans le silence dans n’importe quelles circonstances.

Qu’est-ce que le silence ?

Le silence se définit souvent comme le fait de ne pas parler, ou encore comme l’absence de bruit.

Ainsi, « réduire quelqu’un au silence », c’est le faire taire : on confond alors silence et « mutisme ».

Mais le silence n’est pas le mutisme, c’est même tout autre chose.

Pour avoir une notion juste et complète du silence, il faut aller plus loin et dépasser la simple « absence de bruit » : il faut distinguer le silence « physique » (le corps) et le silence « mental » (l’esprit).

– Le silence physique, ou extérieur, est celui qui concerne nos sens : non seulement les bruits (silence des oreilles), mais aussi les images (silence des yeux).

– Le silence mental est intérieur : c’est le silence de nos pensées.

Le silence peut alors se définir comme le moyen d’éviter l’agitation et de conserver le calme. Il devient alors générateur de paix. C’est dans ce sens que nous l’entendrons ici.

Les quatre parties de cette étude

1 – La pratique du silence

2 – Les ennemis du silence… et de la prière

3 – Le silence, condition de la prière

4 – Comment former nos enfants au silence ?