22 – QUE NOTRE ADORATION NE CESSE JAMAIS (spiritualité)

Dans notre prière, l’adoration doit être une priorité permanente.
C’est possible à chaque époque de l’année liturgique… de l’Avent au mois de novembre !


L’année liturgique est toujours très riche d’enseignement : toute la première partie du cycle met sous nos yeux le déroulement de la vie de Jésus sur la terre. En Le suivant pas à pas, comme ses disciples sur les routes de Palestine, nous goûterons plus profondément sa présence, toujours actuelle dans le sens spirituel. D’où l’intérêt de Lui manifester notre adoration dans tous ses états de vie.

Nous y puiserons les grâces attachées à tel ou tel mystère de sa vie. Chaque mois, nous pouvons ainsi orienter davantage notre adoration sous l’aspect plus particulier du temps en question.

Après l’Ascension, Jésus a quitté notre terre… mais Il demeure toujours avec nous, notamment dans sa sainte Eucharistie. Notre adoration continue et ne doit jamais cesser.

Avent

Adorons en silence le Fils du Dieu Très-Haut
présent dans le sein de la bienheureuse Marie.

La foi de Marie (Bienheureuse, toi qui as cru… lui dit sainte Élisabeth) et son humilité (je suis la servante du Seigneur…) ont permis au Fils de Dieu de s’incarner pour venir sauver le genre humain.

Bienheureux sont aussi ceux qui ont foi en cette présence invisible de Jésus au sein de la très sainte Vierge Marie. Avec elle, attendons paisiblement et dans le silence sa venue sur notre terre pour sauver tous les hommes de bonne volonté.

Et restons en esprit devant le Tabernacle où, encore maintenant, Il reste présent parmi nous.
Adorons-Le ?

Nativité

Adorons Dieu dans son Humanité : Jésus est vrai Homme et vrai Dieu.

Le mystère propre à Noël, c’est l’Incarnation : il consiste à adorer Jésus non seulement dans sa Divinité, mais aussi dans son Humanité : reconnaître Dieu sous la forme d’un nouveau-né, et dans la plus extrême pauvreté.
Adorons-Le, avec Marie et Joseph, avec les anges, les bergers, les mages, avec toutes les âmes de bonne volonté,

dans la pauvreté et l’humilité de sa naissance,

dans les tribulations de la Sainte Famille (la fuite en Égypte),

dans la discrétion et la patience de ses 30 ans de vie cachée où, seuls à connaître le merveilleux secret, Marie et Joseph sont les seuls fidèles adorateurs de Jésus sous les apparences les plus humbles.

Présentation au temple

Avec saint Siméon, adorons en ce petit Enfant la Lumière du monde.

Il est venu éclairer nos âmes de sa lumière divine et, par là, nous conduire jusqu’à son Père. C’est la Lumière de sa parole, de l’Evangile et des Béatitudes : soumettons-nous à son pouvoir très doux.

Carême

Adorons Jésus au désert, priant et subissant les assauts du démon.

Reconnaissons en Lui, malgré les apparences d’humiliation et de faiblesse, le Seigneur du ciel et de la terre. Et recevons les leçons qu’Il nous donne ; prière, mortification, humilité.

Car c’est pour nous qu’Il prie, qu’Il jeûne, qu’Il souffre l’humiliation de laisser le démon L’approcher.

C’est ainsi qu’Il nous apprend le moyen de vaincre la tentation : « par la prière et par le jeûne« … et par la fidélité aux commandements.

Demandons-Lui la force de faire les efforts nécessaires pour nous corriger de nos défauts pour lesquels Il a tant souffert.

Au cours de sa vie publique, dans sa prédication et ses miracles

Reconnaissons en Lui la Parole de Vérité qu’Il nous enseigne
pour nous délivrer du mal

Jamais homme n’a parlé comme cet homme…(Jn 7, 46)

Chaque fois qu’Il manifeste sa Divinité par ses miracles ou par la sagesse de son enseignement, Il reçoit l’adoration de tous ceux qui y assistent.
Recevons de Lui toutes ses paroles, conservons-les avec amour au fond de notre cœur, mettons-les en pratique : c’est ainsi qu’Il demeurera en nous.

Passion

Sous l’apparence de ce condamné,
de cette “loque humaine” pendue au gibet de la Croix…
reconnaissons et adorons l’Agneau de Dieu…

…l’Agneau immolé pour nos péchés, le Prêtre éternel qui s’offre Lui-même en Victime pour nous réconcilier avec Dieu :

Il s’est fait obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la Croix
C’est pourquoi Dieu l’a exalté et lui a donné un nom au-dessus de tout nom, 
afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse,
au ciel, sur terre et dans les enfers, 
et que toute langue confesse, à la gloire de Dieu le Père,
que Jésus-Christ est Seigneur. (Ph 2, 8-11)

Tout au long de sa Passion, Il cache sa Divinité pour mieux souffrir.
Par la contemplation des mystères douloureux, adorons-Le dans son Agonie, dans sa Flagellation, dans son Couronnement d’épines, dans la Voie douloureuse, dans sa Crucifixion.

Pâques

Adorons Jésus dans sa Gloire de Ressuscité

Avec Notre-Dame, avec Marie-Madeleine, les Saintes Femmes, les Apôtres, les pèlerins d’Emmaüs, contemplons-Le dans la Lumière de sa Résurrection, victorieux de la mort et du péché. Et laissons-nous envahir par cette joie débordante : Il nous a rendu la Vie ; Il a vaincu la mort, salaire du péché.

Ô Mort, où est ta victoire ? (1 Co 15, 55)

Cette victoire est la preuve éclatante de sa Divinité : adorons-Le.
Elle nous donne l’assurance pleine de confiance qu’Il est le Maître même de l’impossible : après nous avoir arrachés à la mort du péché, c’est Lui qui transformera notre corps de misère pour le rendre conforme à son corps de gloire. (Ph 3, 21)

 

Ascension

Adorons Jésus remontant au Ciel, et désormais « assis à la Droite du Père »

Son Ascension manifeste sa puissance divine devant tous ses amis.
L’entrée de son humanité dans la gloire divine est la promesse de notre propre résurrection et entrée dans l’éternité bienheureuse.

Adorons encore Jésus, notre unique Sauveur, « assis à la Droite du Père« , sa place de toute éternité au sein de la Très Sainte Trinité.

Il en reviendra à la fin des temps « pour juger les vivants et les morts », et ne prendra à sa Droite que ceux qui L’auront reconnu pour leur Seigneur et leur Sauveur, et L’auront adoré comme Dieu.

Pentecôte

Adorons l’Esprit-Saint, Troisième Personne de la Sainte Trinité

L’Esprit-Saint est ce Maître de sainteté que Jésus nous envoie pour continuer son œuvre de sanctification en nos âmes et nous conduire au Ciel.
Restons fidèlement attentifs à sa Présence en nos cœurs : Il est notre Lumière et notre Force.

Fête de la Très Sainte Trinité

Adorons Dieu dans sa Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit,

Mystère insondable de l’Amour Divin auquel il nous est donné d’avoir part…

La grâce de Jésus notre Seigneur, l’amour de Dieu le Père
et la communion de l’Esprit Saint soient toujours avec vous. (2 Co 13, 13)

Ô mon Dieu, Trinité que j’adore,
Aidez-moi à m’oublier entièrement pour m’établir en Vous,
immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans l’éternité…
Et que chaque minute m’emporte plus loin dans la profondeur de votre Mystère
(bienheureuse Elisabeth de la Trinité – 21-11-1904)

Fête-Dieu

Adorons Jésus-Hostie dans sa Sainte Eucharistie

“Et voici que je suis avec vous, tous les jours, jusqu’à la fin des temps…” (Mt 28, 20)

Adorons-Le dans son très Saint Sacrifice, à la Messe, à la Consécration,

Adorons-Le lorsque nous Le recevons dans la sainte Communion.

Adorons-Le présent au Tabernacle, et dans toutes les manifestations où le Saint-Sacrement est offert à notre adoration : exposition ou Salut du Saint-Sacrement, procession de la Fête-Dieu.

C’est au Tabernacle qu’Il demeure parmi nous : ne L’y laissons pas seul. Allons Lui rendre visite : sous l’humble apparence du pain et du vin, nous reconnaissons Jésus notre Sauveur, le Fils de Dieu fait homme, Dieu Lui-même.

Adorons-Le dans sa Divinité, adorons-Le dans son Humanité,

adorons-Le dans ce Très Saint Sacrement où, pour nous, Il se fait Pain de Vie.

Nous lui confierons nos joies, nos peines, toutes nos intentions.
Auprès de Lui, nous puiserons toujours la force, la paix et la joie dont nous avons besoin.

Fête du Sacré-Cœur

Contemplons et adorons ce Cœur « qui a tant aimé les hommes… »

Contemplons ce Cœur transpercé d’où est née l’Eglise et d’où ont jailli les sacrements pour nous donner la Vie, la Vie divine.
Pourtant, en retour, ce Cœur…

… ne reçoit de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, 
et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour Lui dans ce Sacrement d’Amour.
(Plainte du Sacré-Cœur à sainte Marguerite-Marie, en 1675)

Remplissons auprès de Lui ce devoir d’amoureuse réparation qu’Il attend de ceux qui veulent Lui rester fidèles, et notamment par un temps d’adoration devant le très Saint Sacrement.

Temps des vacances…

Adorons Dieu présent dans la splendeur de sa création

Peu de fêtes liturgiques en cette période de l’année.

Mais il nous reste le grand bonheur, surtout en été, de reconnaître le « doigt » de Dieu à travers tant de beautés à contempler, admirer dans tous les éléments de la création : soleil, mer ou montagne, fleurs, animaux, etc.

Que notre admiration nous fasse toujours remonter jusqu’à la louange du Créateur : c’est pour nous qu’Il a créé toutes ces belles et bonnes choses.

Adorons le Seigneur, qui nous a créés. 
Car c’est un grand Dieu que le Seigneur,
le grand Roi au-dessus de tous les dieux.
Il tient dans sa main les extrémités de la terre,
et les sommets des montagnes sont à Lui.
A Lui la mer : c’est Lui qui l’a faite, et les terres, car ses mains les ont pétries.
Venez, prosternons-nous,
Adorons le Seigneur qui nous a créés. (Ps 94, 3-6)

6 août : fête de la Transfiguration

Adorons-Le, resplendissant dans toute sa Gloire divine…

Devant Pierre, Jacques et Jean, Jésus se manifeste dans tout l’éclat sa gloire, et la voix de son Père se fait entendre : Celui-ci est mon Fils bien-aimé… : écoutez-Le. (Mt 14, 5)

Leur réaction instinctive, c’est de se prosterner pour L’adorer : devant Dieu, on ne peut faire autrement que de se faire tout petit.

Jésus se manifeste à eux pour fortifier leur foi… en vue de l’heure de l’épreuve : l’heure de sa Passion. Et c’est aussi pour nous, pour nous conforter dans notre foi, qu’Il se manifeste ainsi.

Ce qui contribue le plus à fortifier notre foi, ce sont les temps d’adoration que nous aurons su prendre pour Lui.

15 août : Fête de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie

Adorons le Seigneur Jésus,
accueillant sa très sainte Mère au Ciel et la couronnant Reine du Ciel.

En présence de la Très Sainte Trinité, réjouissons-nous, avec les anges et tous les saints, de la gloire de Notre-Dame, unissons notre adoration à la sienne devant le Dieu Très-Haut.

Faisons passer par elle toutes nos prières : nous serons sûrs d’être exaucés.
Et demandons-lui de nous apprendre à adorer comme il convient son Fils Bien-aimé.

Septembre : Fête de la Croix Glorieuse

Adorons la Croix de Jésus notre Sauveur…

C’est en Lui que nous avons le salut, la vie et la résurrection.
C’est par Lui que nous sommes sauvés et délivrés.

Que ma seule fierté soit la Croix de notre Seigneur Jésus-Christ,
par laquelle le monde est crucifié pour moi et moi pour le monde. (Ga 6, 14)

Octobre, mois des anges

Unir notre adoration à celle des anges dans le Ciel

La fonction des anges dans le Ciel, c’est d’adorer et louer sans fin le Dieu trois fois Saint.

Sur la terre, c’est à nous, les hommes, que revient ce rôle. Rôle primordial, fondamental… Y pensons-nous assez ?
Les Anges sont chargés de porter nos prières devant le Seigneur : unissons notre adoration à la leur.

Et, si imparfaite que soit notre prière, faisons-la passer par Marie, Reine des Anges : ne sommes-nous pas assurés alors que, reçue des mains de Notre-Dame, le Seigneur l’aura pour agréable ?

Novembre

Unir notre adoration à celle des Saints dans le Ciel

L’adoration n’est-elle pas la grande activité du Ciel ? Celle de tous les élus : les anges, les saints…Chanter sans fin la louange du Dieu trois fois saint. Être tout en Lui.

C’est là que nous trouverons toute joie, toute plénitude, sans jamais nous en lasser…

Mais cette louange, cette adoration, nous pouvons déjà la commencer dès maintenant, ici-bas, sur cette terre. Dieu nous l’a d’ailleurs bien prescrit comme notre tout premier devoir à son égard, un devoir fondamental, vital.

Prendre chaque jour un temps d’adoration, si court soit-il, c’est déjà une anticipation du bonheur du ciel qui nous attend. Et c’est cela qui fécondera toutes nos autres activités de la journée.

Et, tout au long de l’année… adorer Dieu en esprit et en vérité

Dans les circonstances les plus variées de notre vie, nous vivons sous le regard de Dieu, même si nous n’y pensons pas toujours. Mais Dieu, Lui, pense toujours à nous.

Prenons l’habitude de faire remonter vers Lui, de temps à autre, au fil de nos journées, une pensée d’amour et d’adoration.

Que vous mangiez, que vous buviez et quoi que vous fassiez,
faites tout pour la gloire de Dieu. (1 Co 10, 31)

Que je sois à mon travail ou en voyage, que j’épluche des pommes de terre ou que je prie, que je sois malade ou en bonne santé, dans la joie ou dans une lourde épreuve, je peux tout faire pour adorer Dieu en esprit et en vérité. (Jn 4, 24)

Mon Dieu, je crois, j’ADORE, j’espère et je Vous aime.
Je Vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas,
qui n’espèrent pas, qui ne Vous aiment pas.