21 – L’ENFANT ET LE SENS DE DIEU (spiritualité)

Étonnante faculté qu’ont les petits à capter le divin… Il en résulte pour les parents la nécessité d’apporter à ces âmes toutes fraîches cette nourriture spirituelle dont elles ont un impérieux besoin. Et celle de garder dans ce domaine une vision sur-naturelle.


Cette page est tirée du livre du Père Marie-Dominique PHILIPPE, o. p. Au cœur de l’Amour (Ed. Le Sarment Fayard).
Elle illustre bien l’étonnante faculté qu’ont les petits à capter le divin.
ll en résulte pour les parents la nécessité d’apporter à ces âmes toutes fraîches cette nourriture spirituelle dont ils ont un impérieux besoin. Et de garder dans ce domaine une vision surnaturelle.


Il y a dans le cœur de l’enfant un appel vers Jésus qui l’attire.
Il ne faut pas oublier que l’enfant baptisé a la grâce. Il a donc les vertus théologales de foi, d’espérance et de charité. Celles-ci peuvent s’exercer avec un support psychologique extrêmement faible : il ne faut pas croire que l’enfant doit avoir une conscience d’adulte pour pouvoir prier. Pas du tout.
Quand Jésus dit : « Laissez venir à moi les petits enfants », il dit quelque chose de très grand (…) : il y a dans le cœur de l’enfant – parce qu’il a la grâce, la foi, l’espérance et l’amour – un appel vers Jésus qui l’attire. (…)
Il y a une présence invisible de Jésus, et la foi de l’enfant se développe beaucoup plus vite qu’on ne le pense. On est toujours frappé par la qualité extraordinaire de la prière des tout-petits de trois, quatre ans, quand on peut les prendre et leur faire comprendre cette présence invisible de Jésus, dans la foi. Ils saisissent bien cela.

Pour éduquer à la prière, il faut toujours comprendre que le point de départ demande d’être une prière personnelle ; donc une prière du tout-petit seul avec sa mère.
Il a besoin de la présence de sa mère, que sa mère lui apprenne à faire le signe de la Croix, à se mettre à genoux ; il a besoin qu’elle se mette à genoux à côté de lui, qu’elle lui apprenne à joindre les mains, à fermer les yeux et à dire qu’il croit en ce regard de Jésus sur lui, qu’il croit que Jésus est là.
Il faut apprendre à l’enfant à vivre tout de suite de cette présence invisible, celle de Jésus au plus intime de son cœur.

La prière en famille, une chose extrêmement importante.
On comprend alors que la prière en famille est une chose extrêmement importante. Pour un petit, c’est très important de voir sa mère (et son père) prier à côté de lui, d’être à genoux ensemble pour prier et s’adresser à Dieu, (…) et Lui dire tout ce qu’on a dans son cœur. (…)

L’enfant a le sens du mystère : il comprend qu’il y a un dépassement par rapport à lui, cela ne le gêne pas. Il comprend qu’il est porté par Quelqu’un qui l’aime et qui le regarde, qui le voit, non pas du tout en le surveillant : Quelqu’un qui le voit en l’aimant.
L’enfant comprend que si lui-même est porté par Quelqu’un, sa mère – qui est proche de lui – est, elle aussi, portée par Celui qui est caché mais présent : le Dieu caché (Is 45, 15), le Dieu présent tout en étant caché. (…)

(Père M-D. PHILIPPE, op. Au cœur de l’Amour – Ed. Le Sarment Fayard)