14 – LA FAMILLE, CELLULE « PREMIÈRE » DE LA SOCIÉTÉ (formation)

Pour la célébration de la journée mondiale de la paix le 1er janvier 2012, Benoît XVI a adressé un message qui porte le titre de : « éduquer les jeunes à la justice et à la paix » . Dans le premier volet, qui a pour titre « les responsables de l’éducation », voici (avec quelques intertitres de notre rédaction) les vigoureux passages qui concernent la famille en tant que première éducatrice.


La rencontre de deux libertés

L’éducation est l’aventure la plus fascinante et difficile de la vie. Éduquer – du latin educere – signifie conduire hors de soi pour introduire à la réalité, vers une plénitude qui fait grandir la personne. Ce processus se nourrit de la rencontre de deux libertés, celle de l’adulte, et celle du jeune.
Ceci demande la responsabilité du disciple, qui doit être ouvert pour se laisser guider vers la connaissance de la réalité, et celle de l’éducateur qui doit être disposé à se donner lui-même.
Plus que jamais sont nécessaires pour cela d’authentiques témoins et non pas de simples dispensateurs de règles et d’informations ; des témoins qui sachent voir plus loin que les autres, parce que leur vie embrasse des espaces plus vastes.
Le témoin est celui qui vit en premier le chemin qu’il propose.

Les premiers éducateurs

Quels sont les lieux où mûrit la vraie éducation à la paix et à la justice ? Il y a d’abord la famille, puisque les parents sont les premiers éducateurs. La famille est la cellule « première » de la société.

« C’est dans la famille que les enfants apprennent les valeurs humaines et chrétiennes qui permettent une coexistence constructive et pacifique. C’est dans la famille qu’on apprend la solidarité entre les générations, le respect des règles, le pardon et l’accueil de l’autre »  (Discours aux administrateurs de la province de Rome – 14 janvier 2011)

Elle est la première école où on est éduqué à la justice et à la paix.

Un des biens les plus précieux : la présence

Nous vivons dans un monde ou la famille, et aussi la vie elle-même, sont constamment menacées et assez fréquemment brisées.

Des conditions de travail souvent peu compatibles avec les responsabilités familiales,
– des préoccupations pour l’avenir,
– des rythmes de vie frénétiques,
– des migrations en recherche de moyens de subsistance adaptés (voire même de simple survivance),
finissent par rendre difficile la possibilité d’assurer aux enfants un des biens les plus précieux : la présence des parents.

Une présence qui permette un partage toujours plus approfondi du chemin afin de pouvoir transmettre l’expérience et les certitudes acquises avec les années, qui ne peuvent se communiquer que grâce au temps passé ensemble.

Force de l’exemple

Aux parents, je désire dire de ne pas perdre courage ! Par l’exemple de leur vie, qu’ils exhortent leurs enfants à placer leur espérance avant tout en Dieu… de là seulement surgissent justice et paix authentiques…

Voir spécialement : LA FAMILLE : POUR DIFFUSER LA VIE